‹ OEuvres de La Bruyère (volume 5)Chapitre 416 sur 875 · ÉPROUVER · texte numérisé non relu

ÉPROUVER

Un bon auteur, et qui écrit a^ec soin, éprouve souvent que rexpretaion qa'il cherchoit depuis longtemps sans la eonnoître, et qu'il a enun trou- Tée, est celle qui étoit la plus simple. (I, ii8.)

ÉPUISER, ÉPUISER DE, s'épuiser, au figure :

Un prédicateur devroit faire choix dans chaque discours d*uiie vérité unique..., la manier à fond et Vépuiser, (II, 235.)

Ceux.... qui ne font pas un siège, mais qui y assistent, ont bientôt épmM leur curiosité. (II, ii8.)

Celui qui a eu Texpérience d*un grand amour néglige l'amitié ; et celai qui est ipuué sur Tamitié n'a encore rien fait pour Tamour. (I, loo.)

On Ta.... vue (la guerre).... épuiser les familles «/'héritiers. (1,367.)

Je voudrois qu'on ne fît mention de la délicatesse, de la propreté et de la somptuosité des généraux qu'après n^avoir plus rien à dire sur leur sujet, et s*4tre épuisé sur les circonsta.ices d'une bataille gagnée. (II, 196.)

ÉPURER, ÉPURÉ DE, au figuré :

Le manque d'appui et d'approbation non-seulement ne lui nuit pas (à la vertu), mais il la conserve, i épure. (II, i43.)

La première source de tout le comique : je dis de celui qui est épuré des pointes, des obscénités, des équivoques, etc. (I, i5.)

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