ÉPROUVER
Un bon auteur, et qui écrit a^ec soin, éprouve souvent que rexpretaion qa'il cherchoit depuis longtemps sans la eonnoître, et qu'il a enun trou- Tée, est celle qui étoit la plus simple. (I, ii8.)
ÉPUISER, ÉPUISER DE, s'épuiser, au figure :
Un prédicateur devroit faire choix dans chaque discours d*uiie vérité unique..., la manier à fond et Vépuiser, (II, 235.)
Ceux.... qui ne font pas un siège, mais qui y assistent, ont bientôt épmM leur curiosité. (II, ii8.)
Celui qui a eu Texpérience d*un grand amour néglige l'amitié ; et celai qui est ipuué sur Tamitié n'a encore rien fait pour Tamour. (I, loo.)
On Ta.... vue (la guerre).... épuiser les familles «/'héritiers. (1,367.)
Je voudrois qu'on ne fît mention de la délicatesse, de la propreté et de la somptuosité des généraux qu'après n^avoir plus rien à dire sur leur sujet, et s*4tre épuisé sur les circonsta.ices d'une bataille gagnée. (II, 196.)
ÉPURER, ÉPURÉ DE, au figuré :
Le manque d'appui et d'approbation non-seulement ne lui nuit pas (à la vertu), mais il la conserve, i épure. (II, i43.)
La première source de tout le comique : je dis de celui qui est épuré des pointes, des obscénités, des équivoques, etc. (I, i5.)