FLÉAU
Quel fléau du ridicule! (I, lag.) — Il s'agit de Molière,
FLÉCHIR, au figure :
Ne faut-il pas fléchir sous les ordres du Ciel, qui semble se dédarer contre nous? (II, 118.)
FLEGME, au figure :
J'admire deux choses : la tranquillité et le flegme de celui qui a toot remué, comme l'embarras et Taction de ceux qui n'ont rien fait. (I, i36.)
Les mêmes hommes qui ont un flegme tout prêt pour recevoir mdifiëremmcnt les plus grands désastres, s'échappent, et ont une bile intarissable sur les plus petits inconvénients. (II, 69.)
II a du flegme, (I, 377.)
FLÉTRIR, au figure^ :
Des femmes déjà flétries, (I, 177.)
FLEUR, FLEURS, au figuré :
J*ai assez estimé cette distinction pour désirer de Tavoir dans toute ia fleur et dans toute son intégrité. (II, 471.)
[Ils ont] semé dans la chaire toutes les fleurs de Téloquence. (II, 463.)
Fleur de coin, terme de numismatique. (II, 187, et note 3.)
FOI] DE LA BRUYÈRE. i63
FLEURIR, Flkubi, au figure :
' Les femmes.... qui fleurissent et qui prospèrent à Tombre de la dërotion. (II, 167.)
Je yeux être un Lycaon, un iEgiste; Toccasion ne peut être meil* leure..., si je désire du moins de fleurir et de prospérer. (Il, ia6.)
Deux sortes de gens fleurissent dans les cours, et y dominent oans di- Ters temps, les libertins et les hypocrites. (II, a 47')
Un jeune homme fleuri^ vif, enjoué, spirituel. (I, J90; voy. I, a54, ». a6.)
Trop jeune et trop fleurie pour ne pas plaire. (Il, gi.)
FLEURISTE, celui qui est curieux de fleurs. (II, i35, /. aa.)
FLORIDOR, par antonomase :
Vrais personnages de comédie, des Ploridors^ des Mondoris. (I, 358.)
FLOTTER, au figuré :
La finesse.... flotte entre le vice et la rertu. (I, 333.)
FLOU. Voyez Feloux.
FOIBLE, substantivement, homme faible :
Le docile et le foibte sont susceptibles d'impressions. (II, 237.)
Il unit d'abord d'intérêt plusieurs /bi^/«f contre un plus puissant. (1, 376.)
FoiBLE, substantivement, foiblesse :
Des citoyens.... savent le fort et le foibU de tout im État. (I, 347.) Les hommes.... savent le fort et le foible les uns des autres. (II, 83.) Les personnes graves ou les esprits forts qui trouvent du foible dans un
ris excessif comme dans les pleurs, et qui se les défendent. (I, 137.) La dévotion vient aux femmes.... comme \e foible d'un certain âge. (I, i83.) [La femme prude] cache des /b/^/^j sous de plausibles dehors. (I, 186.) Quelques-uns se défendent d'aimer et de faire des vers, comme de
deux /b/^/ei qu'ils n'osent avouer. (I, ai 4*) La galanterie est un foible du cœur. (1, 176.)
Comme elle (la fausse grandeur) sent son foible^ elle se cache. (I. 168.) L'amour-propre est dans l'homme la cause de tous s^ foibles, (I, 39 ;
voyez I, 3o3, «. 18; II. 4, '• 6.)
L'on étudie son foible^ son humeur. (I, 33i.)
Les vices, les fo'tbles et le ridicule. (I, 3o.)
Son foible,,,» est de purifier sans fin la maison qu'il habite. (I, 6^,)
Les prendre par leur foible, (I, 10.)
FOIBLESSE, physiquement et moralement :
Ee] tombe en foiblesse d'une odeur de maroquin noir. (II, 139.) 'amour naît brusquement.... par tempérament ou par foiblesse. (1. 199.) Si une femme pouvoit dire à son confesseur, avec ses autres foiolesses^ celles qu'elle a pour son directeur.... (I, 181.)
Les hommes rougissent moins de leurs crimes que de leurs folblesses et de leur vanité. (I, ai3.)
FOIS; UNE fois; une autre fois, pour ime seconde fois :
Plusieurs fois le jour. (I, 359.)
Aristote disoit de lui (de Théophraste) et de Callisthène.... ce que Platon avoit dit la première fois d'Âristote même et de Xénocrate. (I, 16.)
Il rerient une fois de la campagne. (II, i5.)
Ce* âmes nobles.... que nuls besoins.... ne peuvent séparer de ceux qu'ils se sont une fois choisis pour amis. (I, a65.)
Il ne dépend pas de moi, qui suis une fois^ de n'être plus. (II, aSa.)
i64 LEXIQUE DE LA LANGUE [FOI
Cest le plus petit inconrënient du monde que de demeurer ccrart diH un fermon... ; mais on ne laisse pas de s'étonner que les hommes, ayant Toulu une fou y attacher une espèce de honte..., s exposent.... à en courir tout le risque. (II, 119.)
Quelques-uns consentiroient à voir une auire foUlcB ennemis aux ^txttn de Dijon. (1, 368 ; royez I, 37a, /. 5.)
Tout à la fois :
Il pense et il parle tout à la fois. (II, 14.)