‹ OEuvres de La Bruyère (volume 5)Chapitre 489 sur 875 · GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

GOUVERNEMENT

La fameuse bataille qui s^est donnée sous le gouvernement de Torateur Aristophon. (I, 49-) . . *

[Ils] étudient le gouvernement^ deviennent fins et politiques. (I, 346.) 1 a su tout le fond et tout le mystère du gouvernement, (II, 4^B.) Je n\>ublie point [dans mes leçons] la fable, ni les goupernëmemiSy que je mêle toujours avec la géographie. (II, 483.)

Yoyex U, 487, /. 17; II, 496, l. i3; U, 497, /. dernière,

GOUVERNER, se gouverner :

Il se trouve des hommes qui.... sVgarent volontairement par la crainte qa*ils ont à^être gouvernés, (I, ai a; voyez ibidem^ l, 10, la, a8.)

Un homme sage ni ne se laisse gouverner^ ni ne cherche à gouwermtr les autres. (I, ai a; voyez I, an, /. 5 et ao.)

Les grands se gouvernent par sentiment. (1, 36i; voy. I, ai i, /. avani-derm,)

GOUVERNEUR. Voyez Gouvernante.

GRÂCE ; GRACES ; bonnes grJIces ; de bonne, de mauvaise geIcb :

Ce prince n'a pas plus de grdce^ lorsqu^à la tête de ses camps et de ses armées il foudroie une ville. (II, 4^9.)

Tels sont oubliés dans la distribution des grâces, (U, 11 4*)

Ils se sont si bien ajustés, que, par leur état, ils deviennent capables de toutes les grdces;.., ils vivent de TÉglise et de Tépée. (I, 3 16.)

La fille d'Aristippe est malade et en péril; elle envoie vers son père, veut se réconcilier avec lui et mourir dans ses bonnes grdces, (II, 178.)

Roscius entre sur la scène de bonne grdce, (I, 178.)

.... Plusieurs magistrats alloient à pied à la chambre.... «Taussi bonne grdce qu* Auguste autrefois alloit de son pied au Capitole. (I, 396.^

U imite les postures d'un lutteur, et par le défaut d'habitude, il les fait de mauvaise grdce^ et il s^agite d'une manière ridicule. (I, 86.)

GRAIN, sens physique et moral :

Ai-je un grain de ce métal qui procure toutes choses? (II, 86.) Le soulier de maroquin, la calotte de même, d'un beau^miii. (I l6i.; Un grain d^csprit et une once d'affaires plus qu'il n'en entre oans la composition du suffisant font l'important. (^II, 99.)

GRAND, grande; grand, substantivenaent; en grand:

Les crimes les plus cachés, et où la précaution des coupables pour les dérober aux yeux des hommes a été plus grande, (II, 274.)

Quelle plus grande foiblesse que a*étre incertains quel est le principe de son être? (II, 337.)

C'est avoir une très-mauvaise opinion des hommes.... que de croire, dans un grand poste, leur imposer par des caresses étudiées. (1, 357.)

Ces derniers sont pour l'ordinaire de grands sujets, et sur qui Ton peut faire beaucoup de fond. (II, 46.)

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A mesure que la faveur et les grands biens se retirent d'un homme.

Ne point supposer ce qui est faux, je veux dire que le grand ou le beau monde sait sa religion et ses devoirs. (II, ^35.)

Il se tourne ù droit, où il y a un grand monde, et à gauche, où il n*y a personne. (I, 356.)

Je viens dVntendre.... une grande vilaine harangue. (II, 44i-)

Du grand pableur. — Ce que quelques-uns appellent babil est proprement une intempérance de langue qui, etc. (I, 4^.)

Un grand causeur. (I, 49')

Des grands d'une république. (I, S4, titre.)

Yojes I, 338, au titre, et passim ; U, 44, 1». 96; II, 166, n. 8 ; II, 240 et 241, 1». 9; n, a4a, 1». 16; II, 243, n. 18, etc.

On court ceux qui peignent en grand ou en miniature. (II, 33a.)

GRANDEUR ; grandeurs :

Grandeur et discernement sont deux choses différentes. (I, 34 1.)

[Il y a peu de] courtisans qui par grandeur^ ou par une confiance outils ont d'eux-mêmes, osent honorer devant le monde le mi'rite. (I, 309.)

La fausse ^on^ur. (I, 168, /i. 4^ ; voyez I, 170, n, a; I, 186, /. i4; II, ao, n, 35.)

Les grandeurs et les proportions. (I, 186.)

Votre Grandeur, en parlant à un duc et pair :

Monseigneur, j'ai reçu avec une soumission aveugle les ordres qu'il a plu à Foire Grandeur, . . . (U , 10.)

GRAS (Parler) :

H parle gras, (II, i49-)

GRATIFIER; gratifier de :

Une manière de faire des grâces qui est comme un second bienfait ; le choix des personnes que l'on gratifie, (I, 389.)

Ils s'approchent quelquefois de l'oreille du plus qualifié de l'assemblée, pour le gratifier d'une circonstance que personne ne sait. (I, a 18.)

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