‹ OEuvres de La Bruyère (volume 5)Chapitre 608 sur 875 · MONDAIN · texte numérisé non relu

MONDAIN

Un clerc mondain, (II, 33o.)

MONDE, sens divers :

Si le monde dure seulement cent millions d'années, il est encore dans toute sa fraîcheur. (II, las.)

Il y a deux mondes : l'un où Ton séjourne peu, et dont Ton doit sortir pour n'y plus rentrer-, l'autre où Ton doit bientôt entr«;r pour n'en jamais sortir. (II, 349.)

Quelques savants ne goûtent que les apophthegmes des anciens... ; rhistoire du monde présent leur est insipide. (I, 10.)

Le monde est pour ceux qui suivent les comrs ou qui peuplent les villes ; \à. nature n'est que pour ceux qui habitent la campagne. (Il, ia3; voyez I, 995, /. 33.)

Aux enfants tout paroît grand...; aux hommes les choses du monde paroissent ainsi,... parce qu'ils sont petits. TU, 39.)

Le théâtre du monde, (I, a56 ; voyez I, 3j6, r. 39.)

Ce vice est.... celui qui convènoit le moins à leur état, et qui pouvoit leur donner dans le monde plus de ridicule. (II, 45 ', voyez I, ii^^l,dern.)

SUl (un livre de mœurs) est tel que le monde en parle.... (II, 44^ ; ▼oyez II, 46a, /. 5.)

Cest à leurs parents.... à les renfermer, de peiur que leur folie ne de-

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mo\sieï:r :

Momiuvr l'SfVf. Je TÔÛHfrur ft le cauînîcr. et c*c9l toa^oais cka XtdJHM- qu'on a V>U[>, M. i<>4-^

'I ou» «i«'fiiJindeiit a voir U nuûk^o. et pmoaae à toit Jfiiîiir. .DL i4i*)

MOVSTIER, fiKinasUrre. Il, ai i,/, a.

MONSTRK:

CVa ijri<- (.Ta ride question s'il t'en trooTe de tels 'des athées^ : et ipad il seroit airi%i. r.«'U prouve M*'ulement qu'il r a des mcmstm, »11. i4s.) Son r.lioix #-%( fuit : r:'r'»t un petit monstre qui manque d'espnt. tl. 177*)

M0vsnu:F:r:x, msk:

Ce*t une eho»f monttrufiur que le goût et U facilité qui est en Doosde railler.... Us aurre»; «-t tout envrinble la colère que nous ressoitoiit coBtrr ceux qui non» raillent. '^Jl, iS.)

.MO\TKH, ;iii propre cl au figure; sr

Un homme v%\ prêt de partir et de monffr dans son vaisseau. (I, 73.)

Ilie rouvreiir] e»t.... vain iVavolr monté sur de hauts combles. (I, i56.) JV»t l>eaiicoup tirer de notre ami, si avant monté à une grande fiiTcnr, il eit encore un homme de notre connoissance. (I, Soj; voyez I, 3ii, /. %.)

Ou la graviti'r nVst point, ou elle est naturelle; et il est moins difficile d'en deMiendre que fi'y monter. (II, g3.)

\di nombre de ceux à qui il a fait ces largesses.... monte à plas de six cents personnes. (I, 79.)

Un homme stupide, ayant.... calculé avec des jetons une certaine •ommc, demande k ceux qui le regardent faire à quoi elle leatoM/e. (I, 61.)

MONTRE, sens divers ; faire monthe de :

Rlflu n« parott d'une manirê que son aiguille. (I, 3i5.)

Ces figures de carton qui servent de montre à une fête publique. (I, 849.) Le marchand fait des montres pour donner de sa marchandise ce qu*il

y a de pire. (I, 360; voyez ibidem^ note i ; I, 399, n, la.)

Le nom de ce panégyriste semble gémir sous le poids des titres dont il

est accablé.... Quand, sur une si belle montre^ Ton a seulement essayé du

Sersonnage, et qu^on Ta un peu écouté, Ton reconnoît quUl manque au énombrement de ses qualités celle de mauvais prédicateur. (II, aiS.) Faire montre de son esprit. (II, aSS et a36; voyez I, 77, /. 14.)

MONUMENT, objet propre à transmettre un souvenir : II.... lui coupe les cheveux (à son fils), et les dépose dans le temple comme un monument d^un vœu solennel qu^il a accompli. (I, 78.)

MOQUER (Se) ; SE moqueb de :

Toute autre (espèce de pruniers) que vous lui nommez le fait sourire et se moquer, (II, 137.)

[IbJ se moulent sur les princes et se ruinent à se faire moquer de soi. (I, 283.)

£llc se moque de se piquer de jeunesse, et de vouloir user d^ajustements qui ne convieunent plus à ime femme de quarante ans. (I, 173.)

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