‹ Œuvres de La BruyèreChapitre 115 sur 797 · AVILI · texte numérisé non relu

AVILI

Il n’y a rien qui enlaidisse certains courtisans comme la présence du Prince :..… leurs traits sont altérés, et leur contenance est avilie. (I, 300.)

AVILISSEMENT. (II, 186, n° 45.) AVISER (S’) pe, suivi d’un substantif ou d’un infinitif :

Personne presque ne s'avise de lui-même du mérite d’un autre. (I, 152.)

S'il s’avise un jour de faire exercer ses enfants à la lutte ou à la course, il ne leur permet pas de se retirer qu'ils ne soient tout en sueur. (I, 63.)

La prévention du peuple en faveur des grands est si aveugle..., que s’ils s’avisoient d'être bons, cela iroit à l’idoltrie. (I, 338; voyez I, 12, L. 14.)

AVOIR, emplois divers :

Une petite ville... a une forêt épaisse qui la couvre des vents froids. (T, 233.)

Elle a des intervalles où sa raison lui revient. (I, 198.)

Les hommes n’y ont pas plus d’attention qu’à une fleur qui se fane. (LL, 243 ; voyez I, 35, L. 27 et 28.)

Cette affectation que quelques-uns ont de plaire à tout le monde. (I. 43.)

Le premier et l’unique soin qu’on a après sa fortune faite. (I, 308.)

Comme le choix des pensées est invention, ilsl’ont mauvais, peu juste. (I, 48.)

Vous diriez qu'il ait l'oreille du prince ou le secret du ministre. (I, 370; voyez I, 303, L. 15.)

Îl n’y a pas longtemps qu'ils (les prédicateurs) avoient des chutes ou des transitions ingénieuses. (Il, 222.)

Cette fatuité de quelques femmes de la ville, qui cause en elles une mauvaise imitation de celles de la cour, est quelque chose de pire que la grossièreté des femmes du peuple, et que la rusticité des villageoïses : elle a sur toutes deux l'affectation de plus. (I, 292.)

Le temps que nous avons libre est utilement employé. (IT, 498.)

Avoir, obtenir, recevoir, contenir :

Il raconte une autre fois quels applaudissements a eus un discours qu'il a fait dans le public. (I, 49.)

Un homme chagrin, après avoir eu de ses juges ce qu'il demandoit..., se plaint encore de celui qui a écrit ou parlé pour lui. (1, 68.)

Elle... me tient... la parole que j'ai eue d’elle à Chambord. (IT, 492.)

Un ouvrage satirique ou qui a des faits... passe pour merveilleux. (Z, 114, variante.)

Avoir, absolument :

Lorsqu'on desire, on se rend à discrétion à celui de qui l’on espère: est-on sûr d’avoir, on temporise, on parlemente, on capitule. (IT, 19.)

Avorr, suivi d’un substantif sans article :

Sans avoir obligation à personne. (I, 54.)

Il y en a une (une règle)... que j'ai intérét que l’on veuille suivre. (I, 106.)

Il a relation avec des savants. (I, 166.)

Il n'aura point regret de mourir. (I, 288.)

Il n’y a sorte de volupté qu'ils n’essayent. (I, 303.)

Page 1