CHANGE (PRENDRE LE); DONNER LE CHANGE; RENDRE LE CHANGE
Il s’est étouflé de crier après les chiens qui éloient en défaut, ou après ceux des chasseurs qui prenoient le change. (1, 283.)
Îl a un palais sûr, qui ne prend point le change. (11, 57; voy. I, 133, L. 16.)
Donner le change à tout le public et lui dérober mon ambition. (1, 318:)
L'art de placer un mot ou une action qui donne le change. (1, 176.)
Ün ancien galant tient à si peu de chose, qu'il cède à un nouveau mari; et celui-ci dure si peu, qu'un nouveau galant qui survient lui rend le change. (1, 175.)
CHANGER, actif, neutre et absolu :
Ils changent leurs habits, leur langage, les dehors, les bienséances ; ils changent de goût quelquefois : ils gardent leurs mœurs. (Il, 3.)
Le berger... les change de päturage (ses brebis). ([, 585.)
Quand on veut changer et innover dans une république, c’est moins les choses que le temps que l’on considère. ({, 364.)
Les couleurs sont préparées... ; mais comment le fixer, cet homme inquiet..…., qui change de mille et mille figures ? (IL, 151.)
Un homme qui seroit en peine de connoître s’il change, s’il commence à vieillir, peut consulter les yeux d’une jeune femme qu’il aborde, (I, 190.)