‹ Œuvres de La BruyèreChapitre 200 sur 797 · CONTRAINDRE · texte numérisé non relu

CONTRAINDRE

L’extrême violence que chacun se fait à contraindre ses larmes. (1, 137.) Il... contraint son humeur, parle, agit contre ses sentiments. (I, 298.) La pruderie contraint l'esprit, ne cache ni l’âge ni la laideur; souvent

elle les suppose. (I, 186.)

CONTRAIRE À; conrraire, substantivement :

Tantôt il réunit quelques-uns qui étoient contraires les uns aux autres, et tantôt il divise quelques autres qui étoient unis. (I, 355.)

Celui qui écoute s'établit juge de celui qui prèêche, pour condamner ou pour applaudir, et n’est pas plus converti par le discours qu’il favorise que par celui auquel il est contraire. (IT, 220.)

Le dédain et le rengorgement dans la société attire précisément le contraire de ce que l’on cherche, si c’est à se faire estimer. (I, 235.)

Il ne faut presque rien pour être cru fier... méprisant... : il faut encore moins pour être estimé tout le contraire. (I, 228.)

Le joli, le merveilleux ont été employés à son éloge ; et tout le contraire a servi depuis pour le ravaler. (I, 336.)

La vanité... se cache souvent sous les apparences de son contraire. (IL, 31.)

N’essayer des richesses, de la grandeur, des plaisirs... que pour les voir changer..., par la révolution des temps, en leurs contraires. (IT, 250.)

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