‹ Œuvres de La BruyèreChapitre 305 sur 797 · EMPORTEMENT · texte numérisé non relu

EMPORTEMENT

Il y a de certains biens que l’on desire avec emportement, et dont l’idée seule nous enlève et nous transporte. (II, 22; voyez I, 191, n: 72; I, 314, L. 3.)

L’emportement du geste…, l'éclat de la voix. (I, 143.)

EMPORTER, emporté :

Ces mouvements des roues d’une pendule se font... par la force mouvante d’un poids qui les emporte. (IT, 267.)

Une belle maxime pour le Palais..., ce seroït précisément la contradictoire de celle qui dit que la forme emporte le fond. (II, 188.)

Une grande reconnoissance emporte avec soi beaucoup de goût et d’amitié pour la personne qui nous oblige. (I, 202.)

Je viserai toujours à ce qu’il emporte de toutes mes études ce qu'il y a de moins épineux et qui convient davantage à un grand prince. (IT, 480.)

De ces arguments qui emportent conviction. (IT, 241.)

Aussi (cette tulipe) est-elle nuancée, bordée, à pièces emportlées. (IT, 136.)

Il est sûr qu’une femme qui écrit avec emportement est emportée. (1, 191.)

EMPRESSÉ ; s’euPResser :

De L'air empressé. — Il semble que le trop grand empressement est une recherche importune, ou une vaine affectation de marquer aux autres de la bienveillance par ses paroles et par toute sa conduite. (I, 61.)

Ils ont fait le théâtre, ces empressés, les machines, les ballets, les vers, la musique, tout le spectacle. (T, 134 ; voyez ibidem, note 8.)

Empressé pour engager dans une affaire des personnes qui ne Vaffectionnant point, n’osent pourtant refuser d’y entrer... (I, 60.)

L'on n’a... nul besoin de s’empresser ou de se donner le moindre mou= vement pour épargner ses revenus. (II, 52.)

Les hommes agissent mollement dans les choses qui sont de leur devoir, pendant qu'ils se font un mérite... de s’empresser pour celles qui leur sont étrangères. (II, 65.)

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