FAIRE EN SORTE QUE, FAIRE QUE
Il fait en sorte que l’on croit... qu'il porte une haire. (II, 155.)
Un voyage de Madame la Duchesse à Paris fit que M. le Duc de Bourbon ne rendit point compte il y a aujourd’hui huit jours. (IT, 502.)
Si vous établissez que... les uns soïent riches et les autres pauvres..., vous faites alors que le besoin rapproche: les hommes. (IT, 276.)
Il ne s’agit que de faire qu'ils s'abouchent et qu’ils se parlent. (1, 333.)
I faut définir l’orgueil une passion qui fait que de tout ce qui est au monde l’on n’estime que soi. (1, 80; voyez I, 384, L. 10.)
6° Fame, tenant lieu d’un verbe précédent dont on veut éviter la répétition :
On regarde une femme savante comme on fait une belle arme: elle est... d’une polissure admirable. (I, 187.)
On ne peut mieux user de sa fortune que fait Périandre. (I, 251.)
On ne vole point des mêmes ailes pour sa fortune que l’on fait pour des choses frivoles et de fantaisie. (I, 209.)
Les grands pensent autrement de sa personne qu’il fait lui-même. (Æ, 155.)
Personne... ne m'en a parlé avec plus d’éloge qu’ils ont fait. (IT, 491.)
Ce qu'ils ont de vivacité et d'esprit leur nuit davantage que ne fait à quelques autres leur sottise. (I, 226.)
Il est... à desirer.... qu’on cherchàt une fin aux écritures, comme on a fait aux plaidoyers. (II, 185.)
Je ne sais si ceux qui osent nier Dieu méritent qu'on s’efforce de le leur prouver, et qu’on les traite plus sérieusement que l’on n'a fait dans ce chapitre. (II, 252.)
Celui qui a achevé de si grandes choses, ou n’a jamais écrit, ou a dù écrire comme il a fait. (IL, 458.)
7° Fame, avec des adverbes :
Il se peut faire qu'il y ait au monde plusieurs personnes... que l’on n’emploie pas, qui Fri très-bien. (I, 151; voyez [, 220, n. 34.)
Celui qui laisse longtemps dire de soi qu'il fera bien, fait très-mal. (II, 113.)
Voyez I, 214,n. 83; Il, 116, L. 4.
Une lettre [de Votre Altesse]..…. a fait ici le mieux du monde. (II, 439.)
L'on me dit à l'oreille: « Il a cinquante mille livres de rente. » Ccla le concerne tout seul et il ne m’en fera jamais ni pis ni mieux; si je commence à le regarder avec d’autres yeux, et si je ne suis pas maître de faire autrement, quelle sottise ! (T, 247.)
DS
8& Farre, absolument; FAIRE, sens et emplois divers:
Il a fait, il a agi, avant que de savoir. (I, 162.)
Laisser dire les empêche de faire. (I, 351.)
Un peintre qui fait d’après nature. (I, 186.)
Je conclus de ce que je fais ou ne fais point, selon qu'il me plait, que je suis libre. (II, 274.)
Que les saletés des Dieux, la Vénus, le Ganymède et les autres nudités du Carrache aient été faites pour des princes de l'Église... (IL, 170.) ;
Le monde entier, s’il est fait pour l’homme, est littéralement la moindre chose que Dieu ait fait (sic) pour l’homme. (II, 270.) .
Il y a un certain nombre de phrases toutes faites, que l’on prend comme dans un magasin. (I, 330.)
Qui fait cela. ? ne seroit-ce point la force de la vérité P (IL, 248.)
« Verd » ne fait plus « verdoyer », ni « fête » « fétoyer ». (IE, 210.)
On a dû faire du style ce qu’on a fait de l’architecture...; on ne sauroit..., s’il se peut, surpasser les anciens que par leur imitation. (I, 117.)
Il font précisément comme on leur fait. (I, 300.)
Les courtisans..… étoient las de l’estimer; ils le saluoïent froidement.... I] lui falloit cette pension... pour faire revivre ses vertus... ; ils lui font comme dans les commencements. (I, 320.)
Est-ce donc faire pour le progrès d’une langue que de déférer à l'usage? II, 215.)
( Celui qui a eu l’expérience d’un grand amour néglige l'amitié; et celui
i est épuisé sur l’amitié n’a encore rien fait pour l'amour. (I, 200:)
Il... fait le mystérieux sur ce qu'il sait de plus important. (I, 324.)
IL n’est pas permis à un certain âge de faire la jeune. (I, 173.)
Un homme dissimulé ne parle point indifféremment ; il a ses raisons pour dire tantôt qu'il ne fait que revenir de la campagne, tantôt, etc. (I, 35.)
C’est plus tôt fait de céder à la nature et de craindre la mort, que de faire de continuels efforts... pour ne la pas craindre. (II, 25.)
C’est fait de l’État. (I, 368.)
FAIT, substantif :
Un nouvelliste ou un conteur de fables est un homme qui arrange, selon son caprice, des discours et des faits remplis de fausseté. (I, 50.)
Semer en mille occasions des faits et des détails qui soient avantageux. I, 356.
( Un ass satirique ou qui contient des faits, qui est donné en feuilles sous le manteau aux conditions d’être rendu de même, s'il est médiocre, passe pour merveilleux ; l’impression est l’écueil. (LE, 114; voy. ib., note 2.)
Un vieillard qui a vécu à la cour, qui a... une mémoire fidèle, est plein de faits et de maximes. (IT, 54 ; voyez IT, 105, L. 5.)
C’est... le faire valoir (un bon mot) que de le rapporter comme d’un autre: ce n’est qu'un fait et qu'on ne se croit pas obligé de savoir. (ET, 107.)
Geci est moins un caractère particulier qu’un recueil de faits de distractions. (IT, 6, note 1.)
On pense les choses d’une manière différente, et on les explique par un tour aussi tout différent... par une simple comparaison, par un fait tout entier, par un seul trait. (I, 111; voyez ibidem, note 5.)
Ils ignorent le fait et les personnes. (I, 218.)
Leur avez-vous lu un seul endroit de l'ouvrage, c’est assez, ils sont dans le fait et entendent l’ouvrage. (EI, 124.)
Il n’est jamais pris sur le fait. (1, 357.)
Il (le plénipotentiaire) a son fait digéré par la cour, toutes ses démarches sont mesurées. (I, 376.)
Chacun a son fait sans qu'il ait eu intention de le lui donner. (I, 220.)
Du moins pour mon fait et sur les choses qui me regardent. (IT, 480.)
Sur mon fait, je suis content de l’attention de Son Altesse. (II, 483.)
Il est de fait que l’homme jouit du soleil, des astres, des cieux et de eurs influences. (IL, 269.)
FALLOIR (Sen):
Il s’en faut peu que vous ne preniez ce nom pour une injure. (II, 86.) FAME, réputation. (IT, 211, L. 5.) FAMEUX, euse :
Il s'étend merveilleusement sur la fameuse bataille qui s’est donnée sous le gouvernement de l’orateur Aristophon. (I, 49.)
FAMILTARISER (55) :
S'il se familiarise quelquefois jusques à inviter ses amis à un repas, il prétexte des raisons pour ne pas se mettre à table. (I, 80.)