FLÉAU
Quel fléau du ridicule ! (T, 129.) — Il s’agit de Molière.
FLÉCHIR, au figuré :
Ne faut-il pas fléchir sous les ordres du Ciel, qui semble se déclarer contre nous ? (II, 118.)
FLEGME, au figuré :
J'admire deux choses : la tranquillité et le flegme de celui qui a tout remué, comme l'embarras et l’action de ceux qui n’ont rien fait. (I, 136.)
Les mêmes hommes qui ont un flegme tout prêt pour recevoir indifféremment les plus grands désastres, s’échappent, et ont une bile intarissable sur les plus petits inconvénients. (II, 69.)
Il a du flegme. (I, 377.)
FLÉTRIR, au figuré :
Des femmes déjà flétries. (I, 177.)
FLEUR, rLeurs, au figuré :
J'ai assez estimé cette distinction pour desirer de l'avoir dans toute sa fleur et dans toute son intégrité. (IT, 471.)
[Ils ont] semé dans la chaire toutes les fleurs de l’éloquence. (II, 463.)
FLeur DE coin, terme de numismatique. (Il, 137, et note 3.)
FOI] DE LA BRUYÈRE. 163 FLEURIR, Freuri, au figuré :
Les femmes... qui fleurissent et qui prospèrent à l’ombre de la dévotion. (II, 157.)
Je veux être un Lycaon, un Ægiste ; l’occasion ne peut être meilleure..., si je desire du moins de fleurir et de prospérer. (II, 126.)
Deux sortes de gens fleurissent dans les cours, et ÿ dominent dans divers temps, les libertins et les hypocrites. (IT, 247.)
Un jeune homme fleuri, vif, enjoué, spirituel. (I, 290 ; voy. I, 254, n. 26.)
Trop jeune et trop fleurie pour ne pas plaire. (IT, 91.)
FLEURISTE, celui qui est curieux de fleurs. (11, 135, L. 22.) FLORIDOR, par antonomase :
Vrais personnages de comédie, des Floridors, des Mondoris. (I. 358.)
FLOTTER, au figuré :
La finesse... flotte entre le vice ct la vertu. (I, 333.)
FLOU. Voyez FeLoux.
FOIBLE, substantivement, homme faible :
Le docile et le foible sont susceptibles d’impressions. (IT, 237.) Il unit d’abord d’intérêt plusieurs foibles contre un plus puissant, (I, 376.)
Force, substantivement, foiblesse :
Des citoyens... savent le fort et le foible de tout un État. (I, 347.)
Les hommes... savent le fort et le foible les uns des autres. (II, 62.)
Les personnes graves ou les esprits forts qui trouvent du fotble dans un ris excessif comme dans les pleurs, et qui se les défendent. (I, 137.)
La dévotion vient aux femmes... comme le /oible d’un certain âge. (I, 183.)
[La femme prude] cache des foibles sous de plausibles dehors. (I, 186.)
Quelques-uns se défendent d'aimer et de faire des vers, comme de deux foibles qu’ils n’osent avouer. (I, 214.)
La galanterie est un foible du cœur. (1, 176.)
Comme elle (la fausse grandeur) sent son foible, elle se cache. (I, 168.)
L’amour-propre est dans l’homme la cause de tous ses foibles. (I, 29; voyez I, 302, n. 18; IL, 4, L. 6.)
L’on étudie son foible, son humeur. (I, 231.)
Les vices, les foibles et le ridicule. (T, 30.)
Son foible..…. est de purifier sans fin la maison qu’il habite. (I, 66.)
Les prendre par leur foible. (LI, 10.)
FOIBLESSE, physiquement et moralement :
[Je] tombe en foiblesse d’une odeur de maroquin noir. (II, 130.)
L'amour naît brusquement... par tempérament ou par foiblesse. (I, 199.)
Si une femme pouvoit dire à son confesseur, ayec ses autres foiblesses, celles qu’elle a pour son directeur... (EH, 18r.)
Les hommes rougissent moins de leurs crimes que de leurs foiblesses et de leur vanité. (I, 213.)
FOIS ; uxe Fois ; UNE AUTRE Fois, pour une seconde fois :
Plusieurs fois le jour. (I, 359.)
Aristote disoit de lui (de Théophraste) et de Callisthène..…. ce que Platon avoit dit la première fois d’Aristote même et de Xénocrate. (I, 16.)
Il revient une fois de la campagne. (IT, 15.)
Ces âmes nobles... que nuls besoins... ne peuvent séparer de ceux qu'ils se sont une fois choisis pour amis. (I. 265.)
Il ne dépend pas de moi, qui suis une fois, de n’être plus. (LI, 252.)
C’est le plus petit inconvénient du monde que de demeurer court dans un sermon....; mais on ne laisse pas de s'étonner que les hommes, ayant voulu une fois y attacher une espèce de honte..., s’exposent.... à en courir tout le risque. (IT, 110.)
Quelques-uns consentiroient à voir une autre fois les ennemis aux portes de Dijon. (I, 368; voyez I, 372, L. 5.)
Tour À LA Fois :
Il pense et il parle tout à la fois. (IL, 14.)