‹ Œuvres de La BruyèreChapitre 491 sur 797 · MANIEMENT · texte numérisé non relu

MANIEMENT

Le maniement des armes. (I, 86.)

MANIER, au propre et au figuré :

Il ne se sert à table que de ses mains; il manie les viandes, les remanie, démembre, déchire. (II, 55.)

Il est aussi capable de manier de l’argent que de porter les armes. (I, 153.)

Bernin n’a pas manié le marbre ni traité toutes ses figures d’une égale force. (II, 445.)

S'il monte un cheval que l’on lui a prêté, il le presse de l’éperon, veut le manier, et lui faisant faire des voltes ou des caracoles, il tombe lourdement et se casse la tête. (1, 86.)

Maniez, remaniez le texte. (IT, 203.)

Celui-ci..., semble... se rendre propre tout ce qu'il manie. (IL, 46r+)

Une satire fine et ingénieuse, ouvrage... facile à manier. (LL, 443°)

Ce qu'il ÿy a de plus beau, de plus noble et de plus impérieux dansla raison, est manié par le premier (par Corneille). (I, 142.)

Un prédicateur devroit faire choix dans chaque discours d’une. vérité unique..., la manier à fond et l’épuiser. (II, 235.)

La véritable grandeur... se laisse toucher et manier. (I, 168.)

Il faudroit vous développer, vous manier, vous confronter avec vos pareils, pour porter de vous un jugement sain et raisonnable. (1, 344-)

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