‹ Œuvres de La BruyèreChapitre 589 sur 797 · PENSÉE · texte numérisé non relu

PENSÉE

I s’est glissé dans un livre quelques pensées ou quelques réflexions qui n’ont ni le feu, ni le tour, ni la vivacité des autres. (T, 106.)

PENSER, absolument et activement ; PENSER À, DE :

L’un ne pensoil pas assez pour goûter un auteur qui pense beaucoup; l’autre pense trop subtilement pour, etc. (I, 131.)

[ll] craint moins qu’on ne pense une doctrine sévère. (II, 226.)

Les hommes ne veulent pas que l’on découvre les vues qu'ils ont sur leur fortune, ni que l’on pénètre qu'ils pensent à une telle dignité. (I, 314.)

Pensant à la contrariété des esprits, etc. (IT, 18.)

Ceux qui reçoivent pour les choses saintes ne croient point les vendre, comme ceux qui donnent ne pensent point à les acheter. (If, 173.)

Parler en des'termes magnifiques de ceux mêmes dont l’on pensoit três-modestement avant leur élévation. (IT, 74.)

Pensant mal de tout le monde, il n’en dit de personne, (I, 323.)

Voyez I, 87. L. 3; IT, 93, n. 30; Il, 94, n. 35.

Pexser, substantivement :

L'usage a préféré... pensées à pensers, un si beau mot, et dont le vers se trouvoit si bien! (IT, 213 ; voyez tbidem, note 8.)

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