‹ Œuvres de La BruyèreChapitre 67 sur 797 · AIDER · texte numérisé non relu

AIDER

Ne point aider au mérite. (II, 152.)

AIDES, sorte d'impôt sur les marchandises, corps des fonctionnaires de l’administration de ce nom :

Entrerai-je dans le huitième denier, ou dans les aides ? (II, 183.)

AÏEULS, aïeux :

Ils n’ont ni aïeuls ni descendants. (I, 157.)

Il est seigneur de la paroisse où ses aïeuls payoient la taille. (I, 351.

Voyez IL, 305, {, 9; I, 353, L 11; I, 380, L. 24.)

AIN] DE LA BRUYÈRE. II AIGLE, emblème de l'Empire :

Le voilà tout porté, avec ses alliés jaloux de la religion et de la puissance de César, pour fondre sur lui, pour lui enlever l’aigle, et le réduire... à la fasce d’argent et aux pays héréditaires. (II, 133 et 134.)

AIGRIR, au figuré :

Il emploie les paroles les plus flatteuses pour adoucir ceux qui se plaignent de lui, et qui sont aigris par les injures qu’ils en ont reçues. (I, 35.)

La disgräce éteint les haines et les jalousies. Celui-là peut bien faire,

i ne nous aigrit plus par une grande faveur. (II, 115.)

Le Roi a beaucoup d’ennemis ;.. ils sont aigris. (I, 372.)

On lui voit aux mains des poireaux...; s’il pense à y remédier, c’est lorsque le mal, aigri par le temps, est devenu incurable. (1, 70.)

AIGU, vi, au figuré :

On prête l’oreille aux rhéteurs.... Il n’y a pas longtemps qu'ils avoient des chutes ou des transitions ingénieuses, quelquefois même si vives et si aiguës qu’elles pouvoient passer pour épigrammes. (II, 222.)

Page 1