SUCCÈS
C’est un noir attentat, c’est une sale et odieuse entreprise, que celle que le succès ne sauroit justifier. (Il, 123 ; voyez Il, 124, L. 6.)
[Ils] placent heureusement et avec succès, dans les négociations les plus délicates, les talents qu'ils ont de bien parler et de bien écrire. (IH, 464.)
Ils ont fait le théâtre, tout le spectacle... J'en juge... par l’air content dont ils s’applaudissent sur tout le succès. (I, 136.)
C’est l'unique fin que l’on doit se proposer en écrivant, et le succès aussi que l’on doit moins se promettre. (1, 105.)
Cassandre, leur ennemi est tombé vif entre leurs mains... « Que pensezvous de ce succès ?... Pauvre Cassandre ! ».... s’écrie-t-il. (1, 51.)
Il demande des hommes un plus grand et plus rare succès que les louanges. (I, 127 ; voyez II, 198, L. 12.)
L'on croit mériter les bons succès, mais n’y devoir compter que fort rarement. (11, 20.)
Elle (la philosophie) nous console... des mauvais succès. (II, 63.)
Voyez I, 166, L. 15 ; 1, 350, L 11 ; LL, 95, n. Lo.
SUCCINCTEMENT (Exrziquer). (LI, 494, L. 4.) SUCER :
Ces enfants drus et forts d’un bon lait qu'ils ont sucé. (T, 117.)
Succé est l'orthographe de toutes les éditions anciennes.
SUFFIRE pour, À :
Un seul homme) a suffi pour le projet et pour la dépense. (1, 136.)
Un peu d'esprit et beaucoup de temps à perdre Lui sufiit pour la conserver (son autorité). (I, 185.)
Combien de galants va-t-il mettre en déroute... Pourra-t-il sufire à tant d’héritières qui le recherchent ? (I, 291.)
SUFFISANT, orgueilleux, vain :
Des gens... suffisants. (I, 225.) — Enitalique dans les éditions anciennes. SUFFISANT (LE), substantivement :
Le suffisant est celui en qui la pratique de certains détails que l’on ho-
nore du nom d’affaires se trouve jointe à une très grande médiocrité d’esprit. (I, 98; voyez IT, 99, L. 2.)