Voyez ci-dessus, la note
,5g^ en parle à cette heure douteusemenl *^ Le prince François '^ a demandé Taînée comme sa femme : on la lui refuse, et cela retarde le mariage d'elle et du roi de Portugal '', On dit que Ton ne fera plus rien en Hongrie^* et qu'on ne fera pas grand'chose à Gigeri ^^ . Me voilà
11. La chose ne se fit point en effet : ce ne fut pas Marie-Françoise, la fille cadette du feu duc de iSemours (Charles- Ame'dée, tue en duel par Beaufort en 1632), qui épousa le duc de Savoie Charles- Emmanuel II, alors veuf de Mlle de Valois, mais hien sa sœur aînée Marie-Jeanne, dont il est parlé ci-après. Ce mariage eut lieu Tannée suivante, i665.
12. François-Louis de Lorraine, comte de Rieux, puis d'Harcourt, second fils du duc d'Elbeuf ; voyez la lettre 21, p. 53, note 11.
i3. La phrase n'est pas très-claire. Le mot elle se rapporte évidemment à la cadette de Nemours, qui épousa effectivement, deux ans après [i6fi6), le roi de Portugal, Alphonse VI, puis, encore deux années plus tard (1668), le frère de ce dernier, le régent Pierre.
14. En cette année, 1664, l'Empereur, ayant guerre avec les 7 urcs, avait demandé des secours à Louis XH , qui lui envoya un corps auxiliaire de six mille hommes, sous le commandement d'un ex-frondeur, le comte Jean de Coligny, dont il a été question dans les Mémoires (p. i85 et note 3). Cette guerre fut signalée, le i^^'août, par une victoire des Impériaux à Saint-Gothard (basse Hongrie}, victoire à laquelle le petit corps français contribua très-efficacement. Une paix immédiate s'ensuivit. Voyez les Mémoires de Coligny- Saligny (édition Monmerqué, Paris, 1841)1 P- 83-ioo ; et, dans un manuscrit de la Bibliothèque nationale(Fr. 4i5i, fol. 67 et suivants), une relation de la campagne de Hongrie de 1664 et des combats de Kerraein et de Saint-Gothard, entre les troupes françaises et allemandes et l'armée des Turcs, avec les articles du traité de paix entre l'Empereur et le Grand Seigneur.
i5. Cette même année 1G64, le Roi, à l'instigation du nouveau ministre Colbert, qui voyait avec peine le commerce français, dans le Levant, sans cesse troublé par les corsaires barbaresques, avait résolu de créer un établissement sur la côte d'Afrique, à Gigeri {Gigery^ dans le manuscrit; Djijelli, province de Bougie). Le duc de Beaufort partit à la tête d'une expédition, et, le 22 juillet, s'empara du poste dont parle ici la Rochefoucauld. Voyez, dans la Gazette du 14 novembre 1664 (p. 1111-I122), la Défaite des Maures devant Gigery en Afrique^ par l'armée du Roi sous le commandement
à bout de nouvelles, et il faut que je parte préseutement. Si vos gens me veulent avertir un jour devant que le courrier parte, je vous écrirai plus régulièrement que je ne devrois après l'affront que vous m'avez, fait. Je vous manderai tout ce que j'aurai vu à Chantilly. Je crois que Madame la Palatine*® y sera; elle est venue ici pour deux jours. Adieu : je suis plus à vous que personne du monde.