‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 2)Chapitre 155 sur 256 · A LEIVET · texte numérisé non relu

A LEIVET

Je crois qu'il est du devoir de vos amis de se réjouir avec vous de la résurrection de M. de Navailles. J'ai eu le plaisir de lui en voir recevoir la nouvelle chez moi, et j'ai trouvé que c'étoit bon signe de ce que les grâces commencent à prendre le chemin de Vertœil : je souhaite qu'il y en vienne assez pour que j'en puisse avoir ma part. Vous devriez mourir de honte de me laisser deux mois ici, sans me mander un mot; je vous conjure

11. Les deux dernières phrases forment, dans l'original, un double post-scriptuni ; chacune est précédée d'un parafe.

12. Lenet, dans se^ Mémoires (p. aSp), l'appelle /a Motlte-Biigantiii^ et en parle, à l'époque de la Fronde, comme d'un gentilhomme appartenant au duc de Bouillon.

Lettre 85. — Manuscrits de Lenet, tome XXIII, fol. 65, autographe; cachets conservés; rien au dos. La date approximative de cette lettre est indiquée par l'allusion de la première phrase. Le duc de Navailles (Philippe de Montant de Bénac) avait été disgracié en même temps que sa femme (Mlle de Neuillant', dame d'honneur d'Anne d'Autriche, en juin i664- ^t dépouillé de sa charge de lieutenant général des chevau-légers et de son gouvernement du Havre; mais, l'année suivante (i665), il obtint sa grâce, et fut nommé gouverneur du pays d'Aunis.

i«i LETTRES.

~~^ de nrapprendre ce que c'est que' ce bruit qui court, que Ton a trouvé de la vaisselle de Monsieur le Prince chez Monsieur le lieutenant criminel. J'ai écrit, il n'y a pas longtemps, à M. de Guitaut; on m'a mandé qu'il est malade ; j'en suis en peine ; je vous prie' que j'en sache des nouvelles, et si sa belle-sœur a eu le don de persévérance ^ Adieu, je suis absolument a vous.

Le i8 de septembre.

Ma femme me prie de vous faire mille compliments de sa part *.

Suscription : Pour Monsieur l'Esnet, à Paris.

Page 1