I. Voyez p. 182, lettre 86, note i
près de vous, mais elle ne me justifie pas auprès de moi, et mon cœur, qui me dit tant de belles choses de vous, devroit bien aussi me dire quand vous êtes malade. Pour moi, Mademoiselle, je n'ai pas eu la goutte depuis que vous m'avez défendu de l'avoir, et le respect que j'ai pour vous a plus de vertu que Barèges. Je ne sais si le remède n'est point pire que le mal, et si je ne vous prierai point à la fin de me laisser ma goutte. Après tout, je serai dans trois semaines à l'Isle* ; vous ne vous aviserez jamais de m' écrire avant que je parte ; mais' tout au moins mandez-y l'état de votre santé. J'espère que je vous porterai assez de nouvelles de ce Heu-là pour faire ma cour auprès de vous et pour faire peur à vos voisins*. Grands Dieux ! qu'ai-je pensé faire? J'allois finir ma lettre sans mettre votre très-humble, très-obéissant et très-fidèle serviteur,
La Rochefoucauld.
Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle d'Aumale .