‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 2)Chapitre 206 sur 256 · Au mari et au père de Mme de Chevreuse · texte numérisé non relu

Au mari et au père de Mme de Chevreuse

Lettre 4. — Revue sur une copie conservée aux Archives des affaires étrangères, Fra/jce, 1637, tome 8fi, fol. aai et aaa. En marge, d'une autre main, se trouve cette note : « Touchant la conduite de M. de Marcillac, son fds, au passage de Mme de Chevreuse. » Cette lettre du père de notre auteur, qui paraît être adressée à M. de Liancourt son beau-frère (voyez la note i de la lettre a, p. 16), a été publiée par V. Cousin dans Madame de Chevreuse, 1^^ édition, 1862, Appendice, p. 43a et 433.

I. Le duc François Y, comme il nous l'apprend à la fin de sa Relation (p. a39), était rentré de Paris à Verteuil le 19 octobre.

a. Il y a bien, dans l'original, « le i5 », et plus bas, à la date de la lettre. « ce la » .

3. Plymouth. — Sur l'arrivée et le séjour de Mme de Chevreuse en Angleterre, voyez V. Cousin, dans l'ouvrage cité, p. i44 ^t suivantes. Il y faut seulement, pour la date de l'arrivée, substituer « octobre 1637 » à « commencement de l'année i638 ».

APPENDICE 1. a4i

Bretagne'' pour recevoir ses ordres. Je vous envoie le nom de ■

ce jeune homme en anglois et en François', comme il me l'a '

laissé ; car il part demain pour s'en retourner en Angleterre par la Rochelle, où est le vaisseau qui l'a amené.

Je lui ai donné charge de se montrer chez Monsieur l'Ambassadeur^, afin qu'il puisse savoir de lui' comme il's'en retourne en ce pays-là pour ses affaires particulières, selon son dessein, et qu'il n'a autre ordre de nous que de le saluer, parce que peut-être serions-nous si malheureux qu'on soupçonneroit que cet homme, m' ayant vu et s'en retournant si promptement, auroit quelque commission, pour la décharge de mon fils %pour lequel ce sera quelque consolation qu'on sache la pure et naïve' vérité.

Je vous dirai aussi que j'ai vu hésiter M. Vignier sur la facilité et la diligence que trouva cette femme à passer de Bagnières*" en Espagne; et c'est en quoi seulement j'ai désiré qu'on ne dît pas que c'est un commerce quasi ordinaire, car l'on eût peut-être cru que j'eusse été bien aise de faire insérer cela dans un procès-verbal, pour taxer des personnes qu'on sait qui ne m'aiment pas, et qui me désobligent tous les jours. Mais il est très-certain que d'Espagne il vient des laines en France, et que de France il va par ce côté ordinairement des

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