‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 2)Chapitre 210 sur 256 · Dans le manuscrit, aje., ici et p. 242, ligne · texte numérisé non relu

Dans le manuscrit, aje., ici et p. 242, ligne

19. Aussi je m'assure que vous y ferez tout ce qui se peut faire, sans que je vous demande rien. [Edition Cousin.)

Lettre 5. — Rcrue sur un autographe qui appartenait à M. Crapelet; publiée pour la première fois, en i835, dans le Bulletin de la Société de V Histoire de France (tome II, p. aSS et 269), par M. Jules Ravenel, et reproduite, en partie, par 3DI. Ed. Fournier et Fiancisque Michel, dans leur Histoire des hôtelleries.^ cabarets.^ etc., i85i, tome I, p. 118; et dans la A'o/(ce sur la Rochefoucauld, de M, de Barthélémy, p. 27, note 2. — Voyez au tome II, p. 4° et note 4-

I. Henri de la Ferté-Nabert, seigneur de Saint-Nectaire, ministre d'État, alors ambassadeur en Angleterre, mort en 1662, h. Tàge de quatre-vingt-neuf ans. C'est le père du marécbal de la Fertê dont il est question dans les Mémoires (p. 401 et note 2);

succès qu'il en désire, qui est de pouvoir tirer des chevaux et des chiens pour du vin qu'il envoie. Son adresse ordinaire est: h Monsieur Graf ; mais, dans l'incertitude du lieu où il sera, il ose prendre la liberté de vous supplier, par moi, de commander à quelqu'un des vôtres de prendre soin de ce porteur qu'il envoie pour la conduite des chevaux et des chiens qu'il espère tirer du prix de son vin.

Si, pour surcroît de faveur, vous avez agréable de vous souvenir de ce que je vous gagnai à Chantilly et m'envoyer ce qu'il vous plaira du pays où vous êtes, je le recevrai avec grande estime, et vous témoignerai toute ma vie et à tout ce qui vous appartient que je suis très-véritablement, Monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

La Rochefoucauld.

A la Rochefoucauld', ce 20' février 1642.

Suscription [(tune autre main) : A Monsieur Monsieur de la Ferté, ambassadeur pour le Roi en Angleterre.

o. le duc françois v de la rochefoucauld

a monsieur ***.

Monsieur ,

Etant arrivé depuis deux jours en une maison où il y a un

2. Sur le château de la Rochefoucauld, Toyez la Notice biographique^ p. VII, note I ; et ci-dessus, p. ii5, lettre 42, note 4-

Lettre 6. — D'après l'autographe conservé aux Archives des affaires étrangères, -volume intitulé : Poitou^ i6o5-i65o (non paginé). Il n'y a pas de suscription indiquant le destinataire. On a vu dans la lettre 1 de cet appendice [note 2, p. 229) que le père de notre auteur, tombé en disgrâce en i632, avait recouvré une demi-faveur cinq ans après (1637). A l'époque où cette lettre-ci nous place, François VI de la Rochefoucauld, alors suspect à Mazarin, écrit dans ses Mémoires (p. 92) : « Je passai beaucoup de temps à la cour dans un état ennuyeux j mon père y avoit des prétentions par lui-même; ou

fort grand parc bien formée au lieu de me délasser d'un in- TôT"" commode voyage, je fus hier au rendez-vous que M. d'Argenson^ et moi nous étions donné*, où j'appris que l'intention de M. de Parabère étoit véritablement de se défaire de son gouvernement de Poitou, mais qu'il en vouloit cent douze mille écus, alléguant pour cela plusieurs raisons, que M. d'Argenson s'est chargé de mander à M. le Tellier*, ce qu'il fera par le premier ordinaire. Je crois que ses services et les miens sont très-médiocres, qu'ils lui ont coûté du sang et de l'argent comme à moi, qu'il a onze enfants et beaucoup de dettes aussi bien que moi, et qu'à son opinion, toutes les choses étant égales entre nous, comme il dit, et ajoute, par dessus moi, la conduite de l'arrière-ban, il ne peut s'imaginer qu'on prétende lui offrir moins que ce dont il est convenu avec un autre. Pour moi, qui demeure d'accord de la force de ce raisonnement, je n'y puis opposer que mon humilité et dire tout simplement que, lorsque je lui ai donné ma démission, j'avois

lui faisoît quelquefois de petites grâces, en lui disant qu'elles lui étoient faites uniquement à sa considération, et que je n'y avois aucune part. » Sur le comte de Parabère et sur les ne'gociations relatives au rachat du gouvernement de Poitou, dont il est parlé dans cette lettre-ci, voyez, au tome II (p. 45o-453), un passage de V Apologie; et la lettre qui suit. Le prince de Marcillac n'obtint la permission d'acheter le gouvernement de Poitou qu'en 1646, au ^ prix de trois cent mille livres ; voyez les Mémoires^ p. 96 et note 7; et VHistoire du Poitou à laquelle nous renvoyons ci-après, dans la note 5.

I. Il s'agit ici du parc de Vauguay, attenant au château deVerteuil : voyez la iV^ofice biographique, p. vu, note i.

a. Le comte René de Voyer de Paulmy d'Argenson, né en iSqô, conseiller au Parlement en 1620, conseiller d'Etat en ifiîS, maître des requêtes en 1628, plus tard intendant des provinces réunies de Touraine, Berry, Angoumois, Limousin, Marche et Auvergne. En i65o, il fut nommé ambassadeur à Venise, où il mourut au mois de juillet de l'année suivante.

Page 1