AU COMTE DE CHAVIGKY
Monsieur,
C'est avec un des plus sensibles déplaisirs du monde que je suis contraint de partir de ce pays ici sans avoir l'honneur de vous voir comme je Tavois espéré ; mais, étant sur le point de vous aller rendre mes devoirs, j'ai appris la distribution qu'on a faite de tous les tabourets, dont vous avez entendu parler '', et comme je n'ai aucune part à cette gràce-là, quoiqu'on eût eu agréable de me la promettre positivement et par préférence à qui que ce soit ' , je suis obligé d'aller à Paris pour voir
Lettre 9. — Revue sur un autographe de la bibliothèque Cousin ; elle a été publiée dans la 3* édition de la Jeunesse de Mme de Longueville, p. 471, mais non reproduite dans les éditions suivantes. En tête se trouve cette mention , d'une main ancienne : « Il se plaint qu'on ne lui a pas accordé le tabouret qu'on lui avoit promis. » Voyez la lettre précédente.
1. Sur le comte de Chavigny, voyez les Mémoires, p. 3i, note 3. Il était en disgrâce depuis le 18 septembre de cette année, et avait ("té emprisonné à Vincennes, dont il était gouverneur, puis au Havre. Il fut mis en liberté à la fin du mois d'octobre, et reçut ordre d'aller au château de Ciiavigny, près de Chinon (Touraine); son exil ne fut levé qu'à la fin de l'année suivante, \ojez les Mémoires de Mme de Motleville, tome II, p. 189 et suivantes, p. i4^, et tome III, p. 86.
2. Vojez. ci-dessus, p. Sa, la note préliminaire de la lettre 8.