GOURVILLE A LENET
A Paris, le ii*^ décembre i652.
Je ne puis pas m'empêcher de vous témoigner encore que j'ai été tout à fait fâché de n'avoir point pu vous aller voir. Mgr le prince de Marcillac part dimanche pour s'en aller, et moi avec lui. Je ne laisserai pas de vous écrire, en quelque lieu que ce soit, fort exactement tout ce qu'il y aura de nouvelles; préparez -vous aussi à faire la même chose de votre côté, et adressez, s'il vous plaît, vos lettres à M. de Lagny, au cloître de Sainte-Opportune, près Sainte-Catherine^.
Je pense que vous avez su que Fuensaldagne ^ s'est retiré avec une partie des troupes, et que par là il a rendu M. de Turenne maître de la campagne et donné lieu à Monsieur le Cardinal d'espérer de faire quelque chose devant que de venir à Paris. Tous les jours on lui en fait voir le chemin plus difficile, et si bien, que présentement on ne sait pas quand il viendra.
10, Cette dernière phrase est en post-scriptum, dans l'original, à gauche de la formule de politesse finale et de la signature.
Lettre 19. — Manuscrits de Lenet, tome XI, fol. 54 et 55 ; cachets conservés. Cette lettre, qu'annonce la note i3 de la page 118, est de la main dun copiste, à qui, sans doute, elle a été dictée par Gourville. Bien qu'elle porte au dos la mention ordinaire : « M. de la Rochefoucault, » elle ne peut avoir été dictée parle duc, qui, à la date du II décembre 1632, n'était plus à Paris : voyez la note 3 delà lettre précédente, et surtout ci-après, p. 278.
1. Yoyei p. 60, lettre 22 et note ig. Dans la lettre 22, l'adresse indiquée est, non à .1/., mais à Mlle de Lagny ; il y a de plus ici la mention de Sauite-Catlierine. L'église et l'hôpital de ce nom étaient situés rue Saint-Denis. L'hôpital n'avait été d'abord qu'une hôtellerie, VOstellerie Sainte-Opportune^ destinée à recevoir les nombreux pèlerins qui visitaient l'église; il avait pris plus tard le nom (le Hôpital des pauvres de Sainte-Opportune^ puis de Sainte-Cathtrine.