A LENET
Ce 1 6°'* novembre [i65o].
Bien que je vous aie mandé par la voie de Paris que
Lettre la. — Revue sur un autographe de la Bibliothèque nationale, Manuscrits de Lenet, tome III, fol. 108 et 109.' Cette lettre, postérieure à la paix de Bordeaux, qui fut conclue à la fin de septembre i65o, a sans doute été écrite de Verteuil, où la Rochefoucauld s'était retiré, au commencement d'octobre, pour y poursuivre, par la voie pacifique des négociations, la campagne entreprise, depuis près d'un an, en vue de la délivrance des Princes. Voyez les Mémoires, p. 204-207, et p. 212 et note i.
I. Sur Pierre Lenet, voyez les Mémoires, p. 194 et note 5, et la Notice en tête de ce volume, p. 4- La Rochefoucauld et ses secrétaires écrivent ce nom de diverses manières, presque toujours avec une apostrophe ou du moins avec un E majuscule; ils varient aussi la terminaison : c'est tantôt PEsnet et tantôt l'Esné. On trouve même Lainet {^lettre 26, p. yS, et lettre 3o, p. 89). Chez ses autres correspondants nous rencontrons aussi pour son nom plusieurs orthographes. Nous trouvons sa propre signature écrite Le«e(sic)", et l'on peut s'étonner que des personnes qui avaient de si intimes ou si fréquentes relations avec lui ne sussent pas mieux comment lui-même écrivait son nom.
" Elle est précédée, il est vrai, Je signe, é<.':ileiiient sans acccut^ pour signé.
lôTo" ^^^ lettres m'ont été rendues, néanmoins, comme elle me paroît assez douteuse, je vous assurerai encore que j'ai reçu le traité de Mouron *, que je crois qui sera très-avantageux , et je suis fort aise que le Couret ait conservé son régiment'. M. de Sillerv * est de retour de son voyage, il y a près* d'un mois; mais, comme M. de ]Mazerolles® et lui sont revenus en même temps, je ne doute pas que le premier ne vous ait déjà rendu compte de ce qui a rendu tant de promesses inutiles ".
2. Montrond-sur-Clier, château fort des Condé. Sur le traité de Montrond, qui est du aS octobre i65o, voyez les Mémoires de Letet", p. 43o. Lenet dit (ibidem, p. 422) qu'il avait écrit à ses amis de lui faire savoir, à Châtillon-sur-Loing, leurs avis sur ce traité.