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Ce Bo""' avril [lôSa].
Bien qu'il soit inutile d'écrire par un homme comme M. Tabbé de Sillery^ je ne puis m'empêcher d'ajouter à son instruction que vous n'avez jamais eu tant de sujet d'être satisfait de Son Altesse, et qu' Elle parle de vous comme je sais que vous le pouvez désirer. Je commence à n'espérer pas si tôt de vous voir ; car, les choses même s' accommodant, vous courez fortune de faire un plus grand voyage que celui-ci. Les irrésolutions sont plus cruelles que jamais, et certainement on ne vous peut encore rien mander d'assuré. Croyez que rien ne le peut jamais [être] davantage que la protestation que je vous fais d'être plus à vous que personne du monde.
Lettre i8. — Manuscrits de Lenet^ tome XXVI, fol. 167 et i58, autographe ; cachets conservés ; au dos : « M. le duc de la Rochefoucault. » Comme la précédente, cette lettre a été publiée par M. G. Servois, dans V Annuaire-Bulletin de la Société de P Histoire de France, i863, a''" partie, p. 23. Le duc était alors à Paris : voyez la date de la lettre 17, et la note 2 de la page 4^-
I. P'abio Brûlart de Sillery, évêque de Soissons (1698-1714). membre de l'Académie française et de celle des inscriptions et belles-lettres : voyez le tome I, p. 407 et note 2. Il était fils d'une sœur de la Rochefoucauld et du marquis de Sillery à qui est adressée la lettre 16, ci-dessus, p. 44-
IP s'est passé des choses si extrordinaires de toutes façons depuis que je ne vous ai vu^, que je meurs d'envie de vous en entretenir.
Suscription : A Monsieur Monsieur l'Esnet.