Ce a été ajouté en interligne
^b Gourville aurait-il eu un tel scrupule de style? N'y rcconnait-ori pas la dictée de la Rochefoucauld?
de moment en moment ce qui s'y passe, et ne voyant TTTiT pas trop le chemin de son retour débarrassé ". Il a laissé Ondedei^^ auprès de la Reine, et M. le Tellier après, et puis M. Servient*^. Voilà l'ordre de la cour pour sa confidence. Je ne dis rien du premier; il est assez persuadé que le second est plus à M. de Chàteauneuf " qu'à lui, et je pense qu'il n'a pas tout le tort, et l'autre l'a trompé vingt fois. Enfin je m'imagine qu'il sera bien inquiété et qu'il aura bien peur qu'on ne prenne des mesures avec ceux qu'il a laissés^*, pour empêcher son retour. Je conclus donc qu'il s'ennuiera de cette vie exilée et qu'il traitera dans quinze jours, ou qu'il reviendra à la cour. Son Altesse Royale doit encore écrire demain au Roi pour le supplier de vouloir donner la paix à son royaume, protestant toujours qu'on ne demande rien que le rétablissement. L'on les*^ veut mettre dans leur tort absolument ; tout le monde est plus enragé contre eux que jamais, et s'ils traitent comme cela, je crois que Paris s'efforcera de. donner de l'argent *^, voyant de plus en plus leur mauvaise intention. Je m'aperçois que ma lettre est plus pleine de raisonnements
10. Rapprochez d'un passage de la lettre aS, ci- dessus, p. 61.
11. Joseph Zongo Ondedei, a Italien de nulle probité, » dit le P. Rapin dans ses Mémoires (tome I, p. 212), créature et agent du cardinal Mazarin, dont il était le maître de chambre. Il fut fait évêque de Fréjus en i654, et mourut en 1674- H est souvent question d'Ondedei dans les Mémoires de Retz, qui ne témoigne pas pour lui plus d'estime que le P. Rapin.
12. Sur Michel le Tellier, secrétaire d'État, puis chancelier, voyez les 3Iémoires, p. 54 et note 2; et sur Abel Servient, ci-dessus, p. 54, note 18.
i3. Voyez ci-dessus, p. 35, la note i de la lettre adressée par la Rochefoucauld à Cliâteauneuf.