AU PRIiSCE DE CORTY
A Paris, ce 27 août iGSa.
La réception des lettres que Votre Altesse m'a fait l'honneur de m'écrire me justifiera auprès d'Elle. Celles
17. Sur Biiolle (Briord), voyez ci-dessus, p. 63, lettre 24> note 4«
18. Dominique d'Estampes, marquis de Valençay. Jl est com|)ris, au tome V des Souvenirs du règne de Louis XI y, de M. le comte de Cosnac (p. 437), dans une liste des lieutenants généraux de l'armée de Monsieur le Prince en iGSa. — Sur le siège de Montrond, voyez le même ouvrage, tome IV, p. 24-110, et, sur le secours tenté par Briord, Lévis, Valençay, etc., p. Sfi-ga.
19. Dans l'original, Lesvy. Voyez les Mémoires, p. 35fi, note 7. a<i. Ces deux dernières lignes sont écrites à rebours au haut de
la troisième et de la seconde page de la lettre; les noms propres, comme à l'ordinaire, sont en abrégé : « de la R. et de M. »
Lettre att. — Manuscrits Je Lenet, tome VIII, fol. 194-196, de la main du président Viole ; au dos, la mention : « M. de la Rocbel'oncault ; » cachets conservés. — Les suites de points qu'on troiiv(;ra aux pages 73 et 77 ne marquent pas des retranchements faits par nous, mais sont dans l'original.
I. On voit dans les Mémoires (p. 355) que le prince de Conty avait t'u- revêtu par son frère, quand celui-ci quitta la Guyenne, (le la pU-nitude honoiifiquc et nominale du commandomsnt, smis
LKTTRES. 73
du 20 juillet, (lu 5 ^ et i3 d'août m'ont été rendues hier 71
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seulement, qui étoit le aC du mois, de manière que je \
n'ai pu exécuter ce qu'EUe m'ordonne que ce malin, et encore ce n'a pas été en tout, car je n'avois pas encore lu celle qui parle de M. du Daugnion ', i'Inuneur duquel je trouve fort extravagante* cl son procédé insolent et insupportable. J en pailerai de la sorte à Mgr \otre frère, qui ne m'en a pas ouvert la bouche, quoiqu'il en ait été
informé par M. Lainet A l'égard de celle du i3, par
la(|uel]e vous me mandez, de lui dire que vous jugez à propos de choisir iNLM. Dafis* et d'Espagnet® pour èu-e
lu direction effective du comte de Maicliin, pour les affaires militaires, et de Lenet, pour les affaires civiles, financières et diplomatiques : voyez p. 5î, lettre ai, note 2. Le président Pierre Viole était, lui aussi, resté d'abord à Bordeaux auprès de Mme de Longueville; mais Lenet, dit V. Cousin (^Madame de Loiigue\'ille pendant la Fronile, p. aSi), « fort souvent contrarié par le hardi président, le fît rappeler par Condé, sous le prétexte qu'il lui serait jjIus utile à Paiis par son crédit sur le Parlement et par son influence sur les Frondeurs. » a. Après 5, il y a d'aoust, effacé.
3. Au sujet du comte du Dognon ou du Daugnion (c'est ainsi qu'il signe : Manuscrits de Lenet, tome \ III, fol. 32' , vo^ez au tome II, p. 396 et note i ; et, dans les Mémoires de l.enet (p. 558), ce que Condé a écrit à roccasion de ses exigences. Retiré à Brouage, il gardait, dans le parti de Condé, une attitude fort équivoque; il fit sa soumission l'année suivante, moyennant cinq cent trente mille livres d'argent comptant, un brevet de duc et pair et le bâton de maréchal (Mémoires de Lenet^ p. 606).
4. Au lieu à^ extravagante^ il y a dans le manuscrit, extradante.
5. Président au parlement de Bordeaux, hostile à la faction de rOrméc. On ])eut voir sur le président Daffls ou d'Affîs, ainsi que sur les conseillers au parlement de Bordeaux dont les noms vont suivre, les Archives historiques du département de la Gironde (Bordeaux, in-4''. tomes II, III, IV', etc., 1860 et années suivantes). Au sujet de la faction de l'Orniée, à Bordeaux, voyez les Mémoires, p. 34ç), note 6, et p. 35o, notes 3. 1 et 5.
G. Conseiller au parlement de Bordeaux. Il était, dit Lenet, qui fait le portrait de ce personnage dans ses Mémoires (p. 3oo), « d'une fermeté stoïque et d'une vertu incorruptible.... Il étoit
gg du Conseil, il m'a dit en avoir écrit à M. Lainet et qu'il avoit promis à I\I. de Mirât ^ de le nommer, que néanmoins il s'en remet à Votre Altesse pour choisir ceux qu'Elle désirera. Quant à celle du 29 du passé, j'agis avec tant de retenue es choses qui regardent votre domestique, que, bien que j'aie ouï parler souvent de cette affaire et des plaintes que faisoient MM. Courtin*, j'ai cru néanmoins ne m'en devoir mêler, estimant que cette sorte de différends entre officiers d'une même maison
toujours des vigoureux avis clans sa compagnie, et des premiers à les exécuter. »
7. Autre conseiller au parlement de Bordeaux, dont il est question dans les Mémoires de Mme de Motteville (tome III, p. 209), « l'arcboutant de notre Fronde, » dit Lenet (p. 4oi}. Dans une lettre un peu antérieure à celle-ci (9 juin), publiée dans la 3"^ partie des 3Ié moires de Lenet (p. 648), le prince de Condé l'appelle son « bien aimé M. de Mirât, » et en parle comme étant « celui de tous les Messieurs {de tous les membres du parlement de Bordeaux) en qui il a le plus de confiance, » et à qui il veut donner part dans ses « plus secrètes pensées. «
8. Courtin père et fils. — Antoine Courtin, le père, seigneur des Mures {Choix de Mazarinades, tome I, p. 216), était maître des requêtes au parlement de Paris, et chef du conseil du prince de Conty . Retz, qui l'appelle le petit Courtin, à cause de sa taille fort exiguë, parle de lui, dans ses Mémoires (tome II, p. 172), en une circonstance curieuse, où il s'agit précisément de la Rochefoucauld. Le fils, Honoré, a joué un rôle plus considérable. Né à Riom en 1622, il fut conseiller au parlement de Normandie en 164O1 conseiller d'Etat, diplomate, et accompagna, en lC>^^^, Mme de Longueville à Munster. Ministre jilénipotentiaireà Stockholm, après Arnauld de Pomponne, il s'attacha à la reine Christine, qui le fit noble suédois et secrétaire de ses commandements. Après avoir été ambassadeur extraordinaire du roi de Suède, Cliarles-Gustave, il fut nommé résident général de France près des Etats et princes du Nord, et envoyé, à plusieurs reprises, comme ambassadeur, en Angleterre, a où, par Mme de Portsmoulh, dit Saint-Simon (tome IV, p. 87), il faisoit faire au roi Charles II tout ce qu'il vouloit. » C'était un homme d'esprit et de tact, très-goûté personnellement de Louis XIV. Il mourut en i685. — Nous avons d'Antoine Courtin des ouvrai^cs de
se doivent assoupir et terminer d'eux-mêmes, sans que des étrangers en prennent connoissance ; mais, puisque Votre Altesse me le commande, je verrai MM. Courtin et leur dirai mon sentiment, qui sera toujours d'avoir toute sorte de déférence pour Votre Altesse, et de vivre bien avec ceux qu'EUe honore de ses bonnes grâces, desquelles j'ai des marques si glorieuses que je ne puis en parler sans ' témoigner à Votre Altesse le ressentiment que j'en ai, qui sera éternel.
Je reçus hier, avec les lettres de ]Madame votre sœur *°, un mémoire touchant les affaires de "iô [Provence) ^^ que j'ai communiqué à 12 [Monsieur le Prince)^ qui a compris très-bien l'importance de l'affaire, laquelle il faut soutenir, et, pour cet effet, il consent qu'on y envoie telle des personnes nommées dans le mémoire qu'il plaira à i3 [Votre Altesse)^ et si i3 [Votre Altesse) même juge être *^ d'une nécessité absolue d'y aller, qu'il y consent, voulant préférer les intérêts de i3 [Votre
morale, un Traité sur la jalousie (1674, in-12), un Traité sur la paresse (1674, in-12), etc. Ce dernier a été enrichi, dans la 4® édition, d'une intéressante Vie de l'auteur par l'abbé Goujet, 1743, in-12. — Les « plaintes » de MM. Courtin étaient dirigées contre Sarasin, le secrétaire des commandements du prince de Conty. Elles sont vivement exprimées dans une lettre du fils, de cette même ;ianée i65-2, dont il est parlé ci-après, dans la dernière note du n" 17 de Vappendice i, p. 268. Sarasin et Marigny étaient les principaux personnages de la petite cour du frère de Coudé à Bordeaux. A'ovez, au sujet de la querelle à laquelle il est fait ici allusion, Madame de Longueville pendant la Fronde, p. 297 et 298.