I. Voyez les curieux détails que donne Mademoiselle dans ses
go LETTRES.
Altesse Royale va demain à rarmée*. Vous voyez bien par tout cela qu'il n'y a pas grande apparence de bataille. Cependant M. de Turenne dit fort que, si M. de Palluau ' le joint, comme l'on ne l'en sauroit presque empêcher, ni* M. de Montbas' avec quelque corps de cavalerie, qu'après cela il sortira de ses retranchements '^ pour les ' abandonner tout à fait. Si l'on ne traite dans trois jours avec le duc de Lorraine, je crois qu'il s'en ira. Ils prétendent à la cour qu'il ne traitera point de deçà, et que ce sera avec eux ; pour moi, je suis assez persuadé que ce sera avec tous les deux*. Je pense que, quand vous m'avez écrit votre dernière lettre, vous étiez fort occupé à faire battre vos monnoies, car jusque-là vous m'aviez toujours parlé de l'arrivée de M. de Guise avec la finance^, dont vous vous promet-
Mémolres (tome II, p. i6o-i63), à l'occasion de ce séjour du duc de Lorraine à Paris.
a. Voyez encore les Mémoires de Mademoiselle^ tome II, p. 164.
3. Le comte de Palluau (dans le manuscrit, Paluaud) venait de prendre Montrond [Mémoires, p. /\ii et 4^3}, et un détachement du corps qu'il commandait était allé rejoindre le gros de l'armée royale : voyez ci-dessus, p. 83, lettre 29 et note 5; et M de Cosnac, tome IV, p. 94.