Pour est écrit au-dessus de afin {affin) de, biffé
8. Charles Prévost ou le Prévost de Saint-Germain, chanoine de Notre-Dame : voyez la Bibliograpliie des Mazarinades, tome III, p. 14 et i33.
9. Cette ordonnance ou arrêt (du parlement de Pontoise) est citée dans la hibUographie des Mazarinades^ n° 334, tome I, p. Il4-
sur tous ceux qui s'opposeroient à la paix ; et ensuite ~ ledit Prévost monta lui-même en chaire, et, après avoir décrié Monseigneur le Prince, cria : « Vive le Roi ! » et qu'on mît du papier au chapeau pour témoignage de fidélité à son service. Et il est à remarquer que quasi tous ces gens assemblés, voyants qu'on ne parloit point là d'assemblée pour députer vers le Roi, se retirèrent; et ensuite ceux qui étoient attitrés pour l'affaire vinrent courir par la rue Saint-Honoré, criant ; « Vive le Roi ! du papier! » Les bourgeois en ont fort bien usé en ce rencontre, car, après avoir pris les armes, ils ont écarté*" tous ces séditieux, et même en ont fort maltraité quelques-uns. Du depuis, qui que ce soit u'a osé paroître avec du papier, et il a fallu avoir de la paille".
Son Altesse Royale envoya M. le maréchal d'Estampes à l'Hôtel de Ville, pour faire plainte de cette affaire. On lui témoigna beaucoup de joie de ce que cette sédi-
10. On peut hésiter entre e5C(ir/t;(e''f(7r/e) et e^cor/e ; a j)arait toutefois plus probable quV. La leçon escorté s'expliquerait bien aussi : « ils les ont suivis, poursuivis, en les injuriant et les maltraitant. »
11. « Provost, dit Retz (tome IV, p. 879 et 38o),... autant fou qu'un liomme le peut être, au moins de tous ceux à qui l'on laisse la clef de leur chambre, se mit dans l'esprit de faire une assemblée, au Palais-Royal, des véritables serviteurs du lloi : c'étoit le titre. Elle fut composée de quatre cents ou cinq cents bourgeois, dont il n'y enavoit pas soixante qui eussent des manteaux noirs. M. Provost dit qu'il avoit reçu une lettre de cachet du Roi, qui lui commandoit de faire main basse sur tous ceux qui auroicnt de la paille an chapeau et qui n'y mettroient pas du papier. Il l'eut effectivement, cette lettre. Voilà le commencement de la j)lus ridicule levée de bouclier {sic) qui se soit faite depuis la procession de la Ligue. Le progrès fut que toute cette compagnie fut huée, comme l'on hue les masques, en sortant du Palais-Royal, le 24 de septembre, et que, le 2G, M. le maréchal d'Estampes (voyez ci-dessus, p. 69 et note 3), qui y fut envoyé par Monsieur, les dissipa par deux ou U'ois paroles. » Voyez aussi Montglat (tome II, p. 3Gli-3()8;; Lenet^ p. 575 et 577-, et ci-après, p. 98, la note 4 t'c la Icttn'. 34.
tion n'avoit pas eu plus de cours, et qu'ils y" mettroient ordre pour l'avenir ; et on doit demain s'assembler au Parlement pour faire le procès au sieur Prévost et à son secrétaire.
Les corps des marchands de cette ville ayant été demander des passe-ports à Son Altesse Royale pour*' aller trouver le Roi, Elle les a accordés, et leur a témoigné être bien aise qu'ils fissent la paix'^.
M. de Brousselles, prévôt des marchands, et deux éclievins nouveaux*^ s'étoient démis avant-hier de leurs charges, mais ils y sont rentrés aujourd'hui.
L'avis qu'on avoit eu du siège de Calais sest trouvé faux; et, bien au contraire, on se fait fort à la cour que les Anglois rendront l'armée navale '^ ; mais il n'y a pas grande apparence qu'ils le fassent, puisque lesdits Anglois demandent le remboursement des pertes qu'ils ont faites, et, outre cela, qu'on leur mette entre les mains quelques milords qui sont en France.
12. Cet y est omis clans la i''" e'dition-, il est, faute de place, imparfaitement tracé, dans le manuscrit, à la fin de la ligne.
i3. Après pour^ il y i* elle, biffé; à la ligne suivante, leurs (sic).
14. Ce furent, dit Montglat (tome II, p. 3G8-370}, le Vieux, conseiller de Paris, et Piètre, procureur de la ville, qui allèrent une première fois vers la cour, au nom des six corps des marchand?. Le Pioi leur répondit en demandant la démission de Brousseî. Quelques jours après eut lieu une députation de soixante-six personnes, qui fut fort bien reçue de Sa .Majesté (le 3o septembre) et revint enchantée à Paris. Voyez les Mémoires de Betz^tome IV, p. 374-376.
i5. Sans doute ceux qui avaient remplacé Guillois et Philippes (/Vow/o-/flf, tome II, p. Sfig).
16. Au mois de septembre i652, le duc César de Vendôme, grand amiral, était sorti de Brest avec une escadrille pour aller par mer secourir la place de Dunkerque, alors assiégée par une armée espagnole et défendue par le comte d'Estrades. Cromwell. qui, au même moment, expédiait des régiments irlandais à Bordeaux, sous prétexte d'y soutenir le parti de Condé, envoya, sous le commandement de l'amiral Bl.ike, une Hotte qui barra le clie-
Les Espagnols, après la prise de Dunkerque '^, lais- q^^ sent rafraîchir leur infanterie, et envoient trois mille chevaux à Son Altesse, qui est venue aujourcrhui en cette ville pour conférer avec Son Altesse Royale. Son armée et celle de M. de Lorraine sont toujours campées au même poste, et Son Altesse est assurée de réduire, dans peu de jours, M. de Turenne de sortir de son éminence*"; et il ne le peut faire à la barbe des troupes de Monsieur le Prince sans être battu '^.
min aux yaisscaiix français et même en prit un grand nombre, au mépris du droit des gens et sans qu'il y eût eu aucune de'claration d'iiostiiité. « Cet obstacle imprévu, dit Montglat (tome tl, p. 38i et 382), contraignit le duc de Vendôme de se retirer à Brest, et l'Estrade de rendre Dunkerque aux Espagnols, n'espérant plus de secours. » — Voyez deux lettres, l'une de Marigny, l'autre de Condé, insérées dans les Mémoires de Lenet^ p. 874 et SyS.
17. Dunkerque (au manuscrit, Duiiquerque) fut rendu non le 16, comme l'ont dit Montglat, Bazin, etc., mais le 18 septembre, comme d'Estrades nous l'apprend lui-même dans une relation autographe publiée, en 1872, par M. Tamizey de Larroque, au tome in(p. 55) de la Collection méridionale, sous ce titre : Relation inédite de la défense de Dunkerque (i65i-i652) par le maréchal d'Estrades. Le comte d'Estrades se retira dans Calais.