‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 145 sur 610 · Irrité · texte numérisé non relu

Irrité

4. Rotz (tome II, p. 100 et suivantes) expose tout au long, par un artifice de conversations évidemment arrangées après coup, quoi qu'il en dise, les motifs qui déterminèrent le changement de Monsieur le Prince. « La gloire de restaurateur du public, dit-il

prince de Conti et avec Mme de Longue ville ne lui étoit pas agréable; mais il ne m'en faisoit rien paroi Ire. Les esprits s'aigrissoient de toutes parts, et le cardinal Mazarin, ne trouvant plus sa sûreté à Paris*, résolut enfin, de concert^ avec Monsieur et Monsieur le Prince, d'en former le siège, après avoir mené le Roi à Saint-Germain. Cette entreprise ne se pouvoit exécuter par les formes ordinaires : les conséquences en étoient trop périlleuses et trop préjudiciables à FÉtat. Le Roi avoit peu de troupes ; mais on crut qu'il en avoit assez pour occuper les passages et pour réduire cette grande ville par la faim. On croyoit qu'elle seroit divisée parles cabales, et que, manquant de chefs, de troupes réglées , et de toutes provisions^, elle recevroit la loi qu'on lui voudroit imposer.

(p. II 3), fut sa première idée; celle de conservateur de l'autorité royale fut la seconde. » Voilà, ajoute-t-il, le caractère de tous ceux qui n'ont pas de « suite » dans l'esprit. — Guy Joli affirme, de son côté (tome I, p. 45), « que, dans ce temps-là, l'esprit de Monsieur le Prince fut extrêmement combattu. »

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