‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 169 sur 610 · Voyez à VJypendlce,, II · texte numérisé non relu

Voyez à VJypendlce,, II

7. Pour les pouvoir plus aisément sacrifier. {Ms, //, réd. i et 1.)

8. Le peuple recevoit, sans examiner, toutes celles qui lui venoient des Frondeurs. {Ms. H., réd. 2.)

i42 MÉiAIOIRES. [1649]

que Monsieur le Prince se vit abandonné en un instant de tout ce qui s'étoit joint à lui contre le Cardinal. Sa famille seule demeura dans ses intérêts, et elle ne lui fut pas inutile. La considération de Mme de Longueville étoit augmentée par l'opinion qu'elle avoit donnée de son désintéressement et de sa fermeté, mais plus encore par sa haine déclarée contre le Cardinal qui commençoit à la craindre, et qui gardoit plus de mesures pour elle, par cette raison, que pour Messieurs ses frères*.

Il arriva en même temps une querelle particulière, qui pensa renouveler la générale. M. de Beaufort ^, croyant que le marquis de Jarzay ^ et d'autres* dépendants du Cardinal, avoient affecté de le morguer ^ aux Tuileries pour persuader que son crédit dans le peuple étoit fini avec la guerre, il résolut de leur faire un affront public. Ainsi, lorsqu'ils^ étoient assemblés pour souper dans le jardin de Renard près des Tuileries^, il y

1. Sévit abandonné de tout ce qui..., excepté de sa famille^ qui ne lui fut pas inutile, par la considération où Mme de Longueville se trouvoit alors, à cause de l'impression qu'elle avoit donnée de son ambition, de {et de, réd. i) sa fermeté, et plus encore de sa haine déclarée contre le Cardinal, qm, par ces considérations {ces raisons, réà. i), gardoit plus {bien pliis^ réd. i) de mesures vers elle que vers Messieurs ses frères. {Ms. H, réd. i et 2.)

2. *Qui fut sur le point de renouveler la générale; car le duc de Beaufort, etc. {Ms. //, réd. i.)

3. René du Plessis de la Roche Pichemer, marquis de Jarzay (Jarzé, Jer/.é ou Gerzé), était un gentilhomme angevin, qui fut successivement capitaine des gardes du corps du Roi, puis des gardes du corps du duc d'Anjou, C'était un fervent mazarin. Il mourut en 1672. Selon Monglat (tome II, p. 186), il avait « beaucoup de vivacité d'esprit et peu de jugement. »

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