A toute cette conduite. [Ms. H, réd. i
4. *Les soins que Monsieur le Prince et Mme de Longueville avoient pris pour ce mariage. [Ms. H, réd. i c^ 2.)
5. Voyez plus haut, la note 3 de la page 76. — Mme de Motteville parle longuement (tome III, p. ii3 et 114) de ce mariage, « qui, dit-elle, fut fatal à Monsieur le Piince, peu heureux à ceux qui s'épousèrent, douloureux à Mme d'Aiguillon, et nullement utile à Mme de Longueville, qui, dans la suite des temps, elle qui l'avoit fait, ne trouva pas dans le Havre le secours qu'elle avoit espéré; et il s'en fallut peu enfin qu'il ne causât autant de maux aux François que celui de Paris et de la helle princesse de Grèce en lit aux Troyens. Il se célébra à la campagne, en présence de Monsieur le Prince, qui voulut y être, et qui fit ce que les pères et mères ont accoutumé de faire en ces occasions. La Reine fut donc surprise quand elle apprit que ces noces s'étoient célébrées de cette manière. Elle connut aussitôt avec quel dessein Monsieur le Prince en faisoit son affaire; et cet événement servit beaucoup à le ruiner entièrement dans son esprit par le conseil du Cardinal. Sa perte fut alors résolue, comme d'un prince en qui on voyoit de continuelles marques d'un esprit gâté. Mais la Reine ne laissa pas de lui faire bonne mine, et le Ministre aussi, y)
6. Tourna encore la chose en sorte vers M. le duc d'Orléans. [Ms, H, réd. I .)
sujet de se plaindre de Monsieur le Prince, du secret qu'il lui a voit fait de ce mariage. Ainsi le Cardinal voyant Taflaire assez acheminée pour pouvoir former le dessein de l'arrêter, il résolut de prendre des mesures avec Mme de Chevreuse, sans s'expliquer ouvertement; mais elle, se servant^ habilement de Foccasion, entm plus avant avec lui, et lui proposa d'abord contre la liberté de Monsieur le Prince tout ce dont il n'osoit se découvrir le premier à elle *. Ils en convinrent donc en général ; mais les particularités de ce traité furent ménagées^ par Laigue, que Monsieur le Prince avoit désobligé * quelque temps auparavant, et qui en avoit toujours conservé un très-grand ressentiment. Ainsi il ne manqua pas de se servir d'une occasion si favorable ^ de le faire paroître, et il eut l'avantage de régler les conditions de la prison de Monsieur le Prince, et de faire connoître^ combien il importe aux« personnes de cette qualité de ne réduire jamais des gens de cœur^ à la nécessité de se venger.
Tout se disposoit ainsi selon l'intention du Cardinal ; mais il restoit encore un obstacle qui lui paroissoit le plus difficile à surmonter : c'étoit de faire entrer M. le