‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 194 sur 610 · I. Voulant ajouter. {Ms. H^ réd. i · texte numérisé non relu

I. Voulant ajouter. {Ms. H^ réd. i

a. Pour faire arrêter le nommé des Coutures. {Ms. H, réd. 1.) — Le nom est écrit des Couchères dans les anciennes éditions. — « Il (Je Cardinal] avoit fait croire, dès la veille, à Monsieur le Prince qu'il avoit un avis certain que Parain des Coutures, qui avoit été un des syndics des rentiers, étoit caché dans une maison; et il fit en sorte que lui-même donna aux gendarmes et aux chevau-légers du Roi les ordres qui étoient nécessaires pour le mener au bois de Vincennes, sous le prétexte de régler ce qu'il falloit pour la prison de ce misérable. * {Mémoires de Retz, éd. Ch., tome II, p. 2o5 et 206.)

3. a: Le duc de Longueville étoit malade à Chaillot : il avoit montré assez d'aversion pour venir chez le Roi, à cause de certains avis qu'il avoit reçus. Mais ayant promis de se trouver au Conseil pour une affaire du marquis de Beuvron dont on devoit parler {voyez ci-après), la Reine délibéra de prendre cette occasion pour exécuter son dessein. » {Mémoires de Mme de Motteville, tome III, p. 128.)

4. Benjamin Prioleau ou Priolo, né à Saint-Jean d'Angely, d'à-

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de Rouen* en faveur du fils du marquis de Beuvron^, et qu'il la lui remettroit entre les mains, afin que cette maison la tînt de lui. Le duc de Longueville se rendit aussitôt au Palais-Royal, le soir du dix-huit janvier i65o, et Monsieur le Prince, M. le prince de Conti, et lui, étant entrés dans la galerie de l'appartement de la Reine, ils y furent arrêtés par Guitaut, capitaine de ses gardes^.

bord apprenti diplomate, accompagna le duc de Rohan dans la Valteline et le duc de Longueville à Munster. Dans la Fronde, il s'attacha au prince de Condé. C'était l'auteur le plus pauvre de son temps, mais en récompense le plus adroit, et celui qui venait le mieux à ses fins. Nul ne s'entendait comme lui à faire redouter ses sarcasmes et payer ses éloges. 11 a écrit en latin une histoire de France qui va de 1643 à 1664, Leipzig, 1686, in-S^. — Vojez dans le Dictionnaire de Bajle et dans la Bibliothèque historique du P. le Long les articles qui le concernent.

1. On appelait à Rouen le vieux Palais une forteresse construite en 1420 par les Anglais et qui a été détruite à l'époque de la Révolution. Il reste à peine aujourd'hui quelques vestiges de cet ouvrage vers les boulevards extérieurs de l'est.

2. *De Beuvron, dépendant de lui. {Ms. H, réd. i et 2.) — François d'Harcourt II, marquis de Beuvron et de Beaufou, lieutenant général pour le Roi en haute Normandie, mort en i658. En mars 1649, il s'était rangé au parti du duc de Longueville. Voyez dans les OEavres mêlées de Saint-Évremond (tome II, p. 3-2 1) la Retraite de M. le duc de Longueville en son gouvernement de Normandie^ 1649. Son fils, François d'Harcourt III, eut la survivance en question, par lettres en date du 12 juin i65i. Il mourut en lyoS.

3. Le prince de Condé fut arrêté par le capitaine Guitaut en personne; son neveu et lieutenant Comminges arrêta Conty; Cressy, enseigne, le duc de Longueville. Le vieux comte de Guitaut, qui

^s'était fait donner pour lieutenant son neveu Gaston de Comminges, celui qui arrêta le conseiller Broussel, avait rempli toute la compagnie de ses parents et de ses amis. Il mourut en i663, à l'âge de quatre-vingt-deux ans, sans avoir été marié ; son neveu lui succéda comme capitaine des Gardes, puis fut ambassadeur en Portugal et en Angleterre, et mourut en 1670. — Il y avait une autre branche des Guitaut, la seule qui ait laissé de la postérité : c'était celle des Pechpeyrou Comminges, dont sortait ce comte Guillaume , gentilhomme de Condé , qu'on appelait le petit Guitaut : voyez ci -après, la note 3 de la page i85.

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Quelque temps après, on les fit monter clans un carrosse du Roi qui les attendoit à la petite porte du jardin * . Leur escorte se trouva bien plus foible qu'on n'avoit cru ; elle étoit commandée par le comte de Miossens, lieutenant des gens d'armes ; et Comminges, lieutenant de Guitaut, son oncle, gardoit ces princes. Jamais des personnes de cette importance ^ n'ont été conduits en prison par un si petit nombre de gens : il n'y avoit que seize hommes à cheval ', et ce qui étoit * en carrosse avec eux. L'obscurité et le mauvais cliemin les firent verser, et ainsi donnèrent un temps considérable à ceux qui auroient voulu entreprendre de les délivrer ; mais personne ne se mit en devoir de le faire ^.

I. « On les fit sortir par la porte de Richelieu, pour ne point traverser Paris avec cette proie : ce qui les obligea de prendre un grand tour et par de fort mauvais chemins. » {^Mme de Mottevillc, tome m, p. iSj.) — Voyez aussi la Suite du vrai journal du Parlement^ séance du mardi 18 janvier i65o (p. 33 et suivantes), et le récit de Montglat^ tome II, p. 214-216.

a. Des personnes de tant d'importance. {Ms. H^ réd. i et 2.)

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