Imitèrent les places. {Ms. H^ réd. i
3. Henri de Lorraine, second fils de Charles de Lorraine duc d'Elbeuf, était né le 20 mars 1601, et se signala pour la première fois à la bataille de Prague, en 1620. Il combattit avec succès les Espagnols dans les Flandres en 1649. Très-dévoué à Richelieu, et de facile accommodement dès qu'il y allait de ses intérêts, ce frère cadet du duc d'Elbeuf le Frondeur avait reporté sur Mazarin l'attachement qu'il avait eu pour son prédécesseur. Mécontent plus tard du Cardinal, qu'il accusait d'ingratitude, il se jeta dans Brisach (juillet i652), avec le dessein de se faire un grand établissement en Alsace. Il échoua, fut gracié, et se retira dans son gouvernement d'Anjou, où il mourut en 1666. Voyez sur lui un curieux passage de la pièce intitulée : la Vérité prononçant ses oracles sans flatterie {Choix de MazarinadeSj tome II, p. 621 et 522).
4. François du HalUer, fils du marquis Louis de l'Hospital et frère du maréchal de Vitry emprisonné en 1627; il était maréchal depuis 1643; il mourut en 1660, âgé de soixante-dix-sept ans.
5. François de Beauvillier, comte, puis duc (i663) de Saint- Aignan, premier gentilhomme de la chambre du Roi, lieutenant général, membre de l'Académie française, mort en 1670.
6. Montrond-sur-Cher, ou Mouron, comme on disait alors indifféremment, place très-forte du Bourbonnais, qui avait appartenu à Sully. Sur le séjour de Monsieur le Prince à Montrond dans « sa petite enfance, » et sur la manière dont son père l'y élevait, voyez les Mémoires de Lenet^ tome II, p. 169 et suivantes.
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celles de Clennont et de Daiiwilliers * se révoltèrent. Marsin ", qui commandoit Tarmée de Catalogne, fut arrêté prisonnier; on lui ota Tortose, dont il étoit gouverneur. Du côté de Champagne, il n'y eut que Stenay qui demeura dans le parti des Princes, et presque tous leurs amis, voyant tant de malheurs arrivés en si peu de temps, se contentèrent de les plaindre, sans se mettre en devoir de les secourir*.
Mme de Longueville et M. de Turenne s'étoient, comme je Tai dit, retirés à Stenay*; le duc de Bouillon à Turenne'^. Le prince de Marcillac, que Ton nommera désormais le duc de la Rochefoucauld par la mort de son père, arrivée en ce même temps ^, étoit dans ses maisons, en Angoumois"^; le duc de Saint-Simon, dans son gouvernement de Blaye, et le maréchal de la Force en
1 . «La Bécherelle se rendit maître de Damvilliers, ayant révolté la garnison.... contre'le chevalier de la Rochefoucauld, qui y commandoit pour son frère. Le maréchal de la Ferté se saisit de Clermont sans coup férir. » {Mémoires de Bctz, éd. Ch., tome II, p. 212.)