‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 215 sur 610 · De sorte qu'on jugea bien. (Ms. i/, réd, i · texte numérisé non relu

De sorte qu'on jugea bien. (Ms. i/, réd, i

igo MÉMOIRES. [i65o]

il se retira et évita une seconde fois le combat, jugeant bien que la noblesse étant sur le point de s'en retourner, il se rendroit certainement maître de la campagne, en ne combattant pas * .

En ce même temps, le marécbal de la Meilleraye eut ordre de marclier vers Bourdeaux, avec son armée, par le pays d'Entre-deux-Mers ^ et le Roi s'avança vers Libourne. Ces nouvelles firent bâter le duc de Bouillon et le duc de la Rochefoucauld de faire leur levée ^ malgré les empêchements continuels qu'ils y rencontroient, tant par le manque d'argent que par le grand nombre * des gens du Parlement et de la ville qui traversoient, sous main, leurs desseins. On en vint même ^ à une extrémité qui pensa causer de grands désordres, car un officier espagnol vint trouver Madame la Princesse de la part du roi d'Espagne, et apporta vingt-cinq mille écus pour les plus pressants besoins ^ Le Parlement s'opposa à le laisser entrer dans la ville ; il avoit seulement toléré jusqu'alors qu'on y eût reçu Madame la Princesse et Monsieur son fils, sans s'expliquer en leur faveur, comme avoit

1. Il se rendroit, en ne combattant point, certainement maître de la campagne. {Ms. H^ réd, 2.) — Que la noblesse étoit..., et qu'ainsi, en ne combattant point, il se rendroit certainement maître de la campagne. {]\Is. H^ réel, i .)

2. On appelait V Entre-deux-Mers tout le pays qui s'étend, de Libourne à lîordeaux, entre la Dordogne et la Garonne.

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