Le reste ayant e'té pris. {Ms, H^ réd. i
4- On appelait convoi de Bordeaux l'impôt levé sur certaines denrées transportées par mer, telles que vins et eaux-de-vie. « Les bourgeois et marchands de Bordeaux, dit M. Cliéruel {Dictionnaire historique des institutions de la France) , faisaient primitivement escorter leurs navires par des vaisseaux armés en guerre, et s'imposaient une taxe pour subvenir aux frais de ce convoi. Dans la suite les Rois, disposant seuls de la marine militaire, se chargèrent de faire escorter les navires de commerce et établirent , pour subvenir aux frais de convoi, un droit de douane permanent qui garda le nom de convoi de Bordeaux. »
5. Pierre Lenet, ou Lesné ou l'Esnet, comme écrivent indifféremment les contemporains, procureur général au parlement de Dijon, son pays natal, conseiller d'État en i645, conseiller-ministre de Condé pendant la Fronde, mort en 167 1. Il « avoit bien de l'esprit, un peu grossier, mais vif et plaisant, » écrit de lui Mme de Sévigné, à la date du 3i août 1689. Outre les Mémoires ^ que nous avons cités, Lenet a laissé une correspondance volumineuse, conservée, sous le titre de Papiers de Lenet (n^^ 6701 à 6730), à la Bibliothèque nationale. «Je crois, à la vérité, écrit-il au commencement de juin {Mémoires., tome I, p. 323), que j'étois le plus riche en argent de tous ceux du parti : toutes mes finances ne consistoient néanmoins qu'à vingt mille livres que j'avois faites de la vente de ma vaisselle d'argent avant que de partir de Paris, Je prêtai cette somme à la Princesse, en arrivant à Bordeaux, pour faire deux régiments d'infanterie. » — Un peu plus tard (tome I, p. 5 10 et 5 II), il revient sur celte pauvreté de la Fronde à Bordeaux: « Le plus grand de nos maux étoit la disette d'argent : il y avoit plus d'un mois que nous ne faisions que vivoter des sommes que
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peu de temps pn>s de trois mille hommes de pied, et sept ou huit cents chevaux. On prit Castelnau*, distant de quatre Heues' de Bourdeaux; et on se seroit étendu davantage, sans les nouvelles que Ton eut de rapproche' du maréchal de la IMeillcraye du côté d'Entre-deux-Mers, et de celle du ducd'Epernon, qui vint joindre le général de la Vallette. Sur cet avis, le marquis de Sillery fut dépéché en Espagne pour y représenter* Tétat des affaires' et hâter le secours d'hommes, de vaisseaux et d'argent qu'on en attendoit ^
j'arois emprimtées. Le duc de Bouillon faisoit lever par avance dans sa vicomte de Turenne trois années de son revenu ; le duc de la Rochefoucauld tiroit de chez lui ce qu'il pouvoit; et nil'un ni l'autre n'étoient ii aucune charge à la Princesse. »
1. a La plus forte place du Médoc, » dit dom Devienne, dans son Histoire de la ville de Bordeaux (in-4", Paris, 177 1), p. ^yS.