Et aux officiers mêmes. {Ms. H^ réd. i et
5. Lenet dit de son côté (tome I, p. 36o) : « Ce poste ne nous étoit d'aucune utilité, et son importance ne consistoit qu'en l'imagination des bourgeois. » L'île, tombée au pouvoir des Frondeurs le 27 juin, fui reprise par l'armée royale le 11 juillet.
6. La cour arriva le le^août à Libourne, «oiî l'on fut un mois — à s'ennuyer assez, » dit dans ses Mémoires (tome I, p. 258) Mademoiselle de Montpensier, qui était du voyage. Elle donne (p. 252) un détail qui ne manque pas d'intérêt : « Quand nous allâmes à Libourne, Monsieur le Cardinal fit un voyage à l'armée, et ne la trouva pas telle qu'il la croyoit; mais il n'en dit point la vérité à
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château de Vère* à deux lieues de Bourdeaux, mirent* une grande consternation dans la ville. Le Parlement et le peuple se voyoient à la veille d'être assiégés par le Roi et manquoient de toutes les choses nécessaires pour se défendre ; nul secours ne leur venoit d'Espagne; et la crainte avoit enfin réduit le Parlement à s'assembler, pour délibérer s'il envoyeroit des députés demander la paix aux conditions qu'il plairoit au Roi, lorsqu'on apprit que Vère étoitpris, et que le gouverneur, nommé Richon, s'étant rendu à discrétion, avoit été pendu ^. Cette sévérité, par laquelle le Cardinal croyoit jeter la terreur et la division dans Bourdeaux, fit un effet tout contraire ; car cette nouvelle étant venue dans un temps* où les esprits étoient, comme je l'ai dit, étonnés et chancelants, les ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld surent si bien se prévaloir d'une telle conjoncture % qu'ils remirent leurs affaires en meilleur état qu'elles n'avoient encore été, en faisant pendre en même temps le nommé Canolles, qui commandoit dans l'île de Saint-George la première fois que ceux de Bourdeaux s'en saisirent, et qui s'étoit aussitôt rendu ^ à eux à discrétion"^. Mais afin
la Reine, car il lui dit qu'elle étoit la plus belle du monde, quoiqu'elle fût fort foible : il n'y avoit pas d'artillerie, chose assez nécessaire pour un siège. »
1. Le château de Vaire ou Vayres, sur la Dordogne, est à vingtdeux kilomètres de Bordeaux. Il subsiste encore aujourd'hui ; mais les fortifications furent démolies en i65o.