XXXIV MEMOIRES
Dans le nouveau manuscrit, le récit, au lieu de commencer en 1643, remontait, non pas seulement à i63o, comme le dit l'éditeur dans son Avertissement (p. vij), mais bien jusqu'à 1624*. La partie inédite fournissait à Renouard 98 pages d'imprimé, savoir : 38 pages relatives aux événements accomplis de 1624 à 1643^, et 60 pages ayant trak aux six premières années du ministère de Mazarin (1643-1649) '. Ces 60 pages contenaient, entièrement refondu et formant un tout bien complet, le petit fragment inachevé sur la Régence, qui avait été jusqu'alors le morceau de tête des Mémoires de la Rochefoucauld, tantôt sous ce titre : Les brigues pour le gouvernement à la mort de Louis XIII (édition de 1662) ; tantôt sous cet autre : Mémoires de la 7'égence d Anne d Autriche^ mère de Louis XZ/^ (édition de 1688). Le texte de la seconde partie des Mémoires (années 1649-1652), dans le nouveau manuscrit trouvé par Renouard, était-il identique avec celui de la copie d'A-rnauld d'Andilly, dont il s'était servi en 1804 ? Pour trancher la question, il faudrait pouvoir comparer les deux manuscrits; toutefois le silence même de Renouard rend probable l'identité ; on la peut tout au moins conclure de ce fait, que l'éditeur se borne à reproduire en 1817, à la suite de la partie inédite, son texte de 1804, précédé de l'ancien Avertissement. Nous ne pouvons parler, quant à nous, que du manuscrit Bouthillier. Nous dirons ailleurs (p. 552-557) le résultat de l'examen que nous en avons fait.
Ni l'un ni l'autre des manuscrits de Renouard ne contenait le petit fragment sur la Régence et le morceau intitulé Guerre de Paris. Le premier n'était en effet, comme on le verra plus loin, qu'un commencement de rédaction, que l'auteur a entièrement refondu dans la partie inédite publiée en 1817, et le second était manifestement une pièce apocryphe , qui d'ailleurs faisait , en grande partie , double emploi , quant à la substance du récit, avec ce même fragment inédit. Au lieu d'éliminer cette pièce apocryphe , Renouard s'embarrasse , contre toute évidence, dans un problème insoluble : « Ce mor-