De mener. [Ms. H^ réd. i cf
2. « Les portes étoient si bien gardées, qu'il ne sortoit personne à pied ni en carrosse qui ne fût examiné, et point de femme qui ne fût démasquée, pour voir si elle n'étoit point la Reine. }> {Mme de Motteville^ tome III, p. 3ii.)
3. Des partis de cavalerie par la ville pour s'opposer..., mais aussi, un soir. [Ms. H, réd. 1 et 2.)
4. Mme de Motteville (tome III, p. 3o4) confesse que la Reine, dans la nuit du 9 au 10 février, eut en effet l'intention de s'évader de Paris avec le jeune Roi. « Véritablement, dit Retz (tome III, p. 34 et 35, éd. Ch.), l'avis ne venoit pas d'assez bon lieu. Le maréchal d'Aumont, capitaine des gardes en quartier, le faisoit donner
sous main et de concert avec le maréchal d'Albret Le maréchal
de Villeroy avoit fait donner, au même instant, le même avis par le garde des sceaux. » On lit, d'autre part, dans le Journal du Parlement (année i65i, p. 42) : « On parloit diversement de ce bruit ; les uns disoient qu'il y avoit eu dessein formé, que le maréchal de la Motte l'ayant su, étoit monté à cheval et avoit éveillé le
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Ouches * , à F heure même, supplier la Reine de ne persister pas davantage dans un dessein si périlleux et que tout le monde étoit résolu d'empêcher; mais, quelques protestations que la Reine pût faire, on n'y voulut ajouter aucune foi. Il fallut que des Ouches visitât le Palais- Royal pour voir si les choses paroissoient disposées aune sortie, et qu'il entrât même ^ dans la chambre du Roi, afin de pouvoir rapporter qu'il l'avoit vu couché dans son lit'. Les affaires étant en ces termes *, le Parlement, de son côté, donnoit tous les jours des arrêts, et faisoit de nouvelles instances à la Reine pour la liberté des Princes; mais les réponses qu'elle faisoit étoient toujours ambiguës et aigrissoient ^ les esprits au lieu de les apaiser. Elle avoit cru éblouir le monde en envoyant le maréchal de Gramont^ au Havre'' amuser Messieurs les Princes d'une fausse négociation, et lui-même l'avoit été des belles apparences de ce voyage ; mais, comme
bourgeois, et qu'au Palais-Royal, voyant tout de'couvert, on s'étoit couché plus tôt qu'à l'ordinaire. D'autres disoient que c'étoit le maréchal de la Motte qui avoit voulu se saisir de la personne du Roi et l'emmener au palais d'Orléans : ce qui étoit sans fondement ni raisonnement aucun, d
1. Des Ouches, dont le nom, dans les anciennes éditions et dans les Mémoires de Mme de Motteville^ est écrit de Souches^ était capitaine de la garde suisse de Gaston d'Orléans.