II. * Laisser moins lieu. {Ms. /f, réd. 1 et a
12. Quoiqu'il reçut avec joie une si avantageuse commission, il
234 MÉMOIRES. [i65i]
que la sûreté de tant cVécrits et de tant de paroles si solennellement données dépendoit du soin qu'on apporteroit à garder le Palais-Royal, et que la Reine se croiroit dégagée de tout, du moment qu'elle seroit hors de Paris. En effet, on a su depuis qu'elle envoya en diligence donner avis de ce voyage^ au Cardinal, qui étoit prêt d'arriver au Havre, et lui dire que, sans avoir égard à ses promesses et à l'écrit signé du Roi, d'elle et des secrétaires d'Etat, dont le duc de la Rochefoucauld et M. de la Vrillière étoient chargés, ilpouvoit disposer à son gré de la destinée des Princes ^, pendant qu'elle chercheroit toutes sortes de voies pour tirer le Roi hors de Paris ^. Cet avis ne fit pas changer de dessein au Cardinal : il résolut*, au contraire, de voir lui-même Monsieur le Prince, et de lui parler en présence de M. le prince de Conti, du duc de Longueville et du maréchal de Gramont. Il commença d'abord à justifier sa conduite ^ sur les choses générales ; il lui dit ensuite, sans paroître embarrassé^ et avec assez de fierté, les divers sujets qu'il avoit eus"^ de se plaindre de lui, et les raisons qui l'avoient porté à le faire arrêter. Il lui demanda néan-
(^Ms. H, réd. 2). — *I1 reçut avec joie une si avantageuse commission, mais il dit. {Ms. H^ réd. 1 .)