Et de Monsieur le Prince. {Ms. //, réd, ï et
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L'un et l'autre avoient presque également intérêt que cette néirociation fût secrète. La Reine devoit craindre d'auiimenter les défiances de M. le duc d'Orléans et des Frondeurs, et de contrevenir sitôt et sans prétexte aux déclarations* qu'elle venoit de donner au Parlement contre le retour du Cardinale INIonsieur le Prince, de son côté, n'avoit pas moins de précautions à prendre, puisque^ le bruit de son traité, en faisant croire ^ à ses amis qu'il Tavoit fait sans leur participation, pouvoit fournir ^ un juste prétexte au duc de Bouillon et à M. de Turenne de quitter ses intérêts. Il craignoit encore que, rompant tout de nouveau avec les Frondeurs et avec Mme de Chevreuse, il ne renouvelât ^ au Parlement et au peuple l'image affreuse de la dernière guerre de Paris. Cette affaire demeura ainsi quelque temps sans éclater; mais celui qu'on a voit pris pour la conclure produisit bientôt des sujets de la rompre, et de porter les choses dans les extrémités où nous les avons vues depuis^.
Cependant l'assemblée de la noblesse ^ ne s'étoit pas
I. **A toutes les déclarations. (3Is. H, réd. i et a.) a. La déclaration envoyée au Parlement le 20 février i65i, pour y être enregistrée, portait que tous les étrangers seraient exclus désormais des conseils du Roi. Voyez le Journal du Parlement^ip. 47, et les Mémoires de Retz, tome III, p. 42 et 43, éd. Ch.
3. Puisque manque dans le ms. H (réd. i) et dans les anciennes éditions.