Il renoua. {Ms. H, réd. i et a
3. ** Et crut dès ce moment-là. [Ms. //, réd. i.) 4- **Le porteroit à tout. {Ms. //, réd. i et i.)
5. ** Afin qu'il lui aidât à le rompre. Ensuite il exigea de Monsieur le Prince d'ôter à Mme de Longueville et au duc de la Rochefoucauld la connoissance particulière et secrète de ses desseins, bien qu'il dut à tous deux (à l^une et à Vautre^ anc. éd.) la confiance que Monsieur le Prince prenoit en lui. {Ms. H^ réd. i et a.)
6. (( tl avoit même déjà, raconte Guy Joli (tome I, p. 184), couru
MÉMOIRES. [i6ji] 253
pouvoir procurer à Alonsiour le Priuce et à ses amis les établissements auxquels elle s'étoit engagée ; et cependant Mme de Uliode * étoit convenue, par son ordre, avec le duc de la Rochefoucauld que ces établissements^ et le mariage s'exécuteroient en même temps, et seroient des marques * réciproques de la bonne foi des deux partis. Mais si, d'un côté, elle voyoit diminuer ses espérances avec son crédit, elle les reprenoit par les témoignages de passion que M. le prince de Conti donnoit à Mademoiselle sa fille : il lui rendoit mille soins qu'il cachoit à ses amis, et particulièrement à Madame sa sœur; il avoit des conversations très-longues et très-particulières avec Laigue et Noirmoustier, amis intimes de Mlle de Chevreuse ; et, contre sa coutume, il ne rendoit plus compte de rien à personne * . Enfin sa conduite parut si extraordinaire, que le président de Nesmond*, serviteur particulier de Monsieur le Prince, se crut obligé de lui donner avis du dessein de Monsieur son frère. Il lui dit qu'il al-
un bruit, quand les sceaux furent ôtés à M. de Chateauneuf, que la mère et la fille dévoient être exilées, et qu'elles l'avoient cru si bien qu'elles passèrent une nuit sans se déshabiller, ayant leurs bijoux dans une cassette, que Mlle de Chevreuse tenoit sous son bras. »
1 . Il s'agit ici de Louise de Lorraine, fille naturelle du cardinal Louis III de Guise, nommé, mais non sacré, archevêque de Reims, et de Charlotte des Essarts, ancienne maîtresse de Henri IV; par son père, elle était nièce du second mari de Mme de Chevreuse. Elle avait épousé, en lôSg, Claude Pot, seigneur de Rhodes, grand maître des cérémonies, de la famille de Philippe Pot, le célèbre orateur de la noblesse aux états généraux de 1484.