I. Et commença. (Ms. H^ réd. i et -x
3, L'édition cîe 1688 fait ici une citation de la Vie de Tiirenne par Courtilz de Sandras (p. 227), publie'e, sous le nom de Dubuisson, en i685; nous la complétons et rectifions : (a Le prince de Condé, averti de ce qui se passoit, dit au prince de Contj qu'étant d'aussi belle taille et aussi bien fait qu'il étoit", il avoit raison de vouloir encore chercher quelque agrément, que son mariage alloit orner sa tête de cornes chargées de mitres, d'armes et de bonnets à cornes, et enfin qu'en prenant 3111e de Chevreuse pour sa femme, il alloit s'assuier de l'Eglise , de la noblesse et du tiers état. 5
3. Louis-François le Fèvre de Caumartin, seigneur de Boissy, petit- llls du diplomate et garde des sceaux Louis le Fè>Te. Né en 1624, il devint conseiller d'État ordinaire, et il mourut en 1687. C'était un ami intime et un 0: confident du Coadjuteur et de Mme de Chevreuse, dont il étoit fort considéré, dit Guy Joli (tome I, p. iSg;, parce que, tout jeime qu'il étoit, il avoit un esprit prévenant, souple et délicat, avec une grande connoissance des affaires du Parlement : ce qui faisoit que lorsque le Coadjuteur avoit à parler dans la Compagnie, c'étoit Caumartin ou Joli qui dressoient le projet de son discours, et souvent l'un et l'autre ensemble. »
4. *Tout ce qu'il crut le plus capable. Ç\Is. //, réd. i et a.)
" Il étoit bossu et fort petit. [Note de Courtilz.)
MÉMOIRES. [i65i] a55
de Conti crut qu'il disoit vrai, ou ne voulut * pas lui ténioi^Mior qu'il en doutoit; il le remercia' d'un avis si salutaire, et résolut de ne point épouser ' Mlle de Clicvreuse. Il se plaignit ménie de Mme de Longueville cl du duc de la Rochefoucauld, de ne l'avoir pas averti plus tôt de ce qui se disoit dans le monde*. On cliercha dès lore des moyens de rompre cette adliire sans ai<,neur; mais les intérêts en étoient trop grands et les circonstances trop piquantes pour ne pas renouveler et accroître encore rancienne haine de Mme de Chevreuse et des Frondeurs contre Monsieur le Prince, et contre ceux qu'ils soupçonnoient d'avoir part à ce qu'il venoit de faire. Le président Viole fut chargé ** d'aller trouver Mme de Chevreuse pour dégager, avec quelque bienséance. Monsieur le Prince et Monsieur son frère des paroles qu'ils avoient données pour le mariage. Us dévoient ensuite, l'un et l'autre, l'aller voir^ le lendemain'; mais, soit qu'ils ne pussent soutenir la présence d'une personne à qui ils faisoient un si sensible déplaisir, ou que' les deux frères, qui s'aigrissoient tous les jours pour les moindres choses, se fussent aigris touchant la manière dont ils dévoient
I. Car, soit que M. le prince de Conty crût qu'il disoit vrai ou qu'il ne voulût pas. {Ms. //, réd. i et a.)
a. Il le remercia dès l'heure. {Ms. H^ réd. i.)
3. Et prit resolution de n'épouser jamais. {Ms. //, réd. i et a.)
4. **Ce qui se disoit d'elle dans le monde. {Ms. H^réd. i.) — Ce qui se disait au sujet des relations, qu'on supposait fort intimes, de Mlle de Chevreuse et du Coadjuteur. Voyez, sur le mariage projeté', puis rompu, un curieux passage des Mémoires de Retz., tome III, p. 5o-5a, éd. Cil.