Aucunes mesures. (Ms. //, réd. i et
4. Retz (tome III, p. 61 et 62, éd. Ch.) raconte cependant, comme y ayant assisté, l'entrevue du président Viole avec Mme et Mlle de Chevreuse. Joli (tome I, p. i83) affirme, comme la Rochefoucauld, que cette démarche, projetée d'abord, n'eut pas lieu, et que l'affaire se rompit avec éclat, sans aucune précaution de diplomatie. Voyez, à propos de cette rupture, la iVuze de Loret^ lettre froide., du 28 avril i65i, p. iio. — a II reste bien des doutes et des ombres sur ce point délicat, dit V. Cousin {Madame de Longueville pendant la Fronde., p. 18 et 19). Retz, dont le coup d'œil est si pénétrant, et qui ne se pique pas d'une grande réserve dans ses jugements, ne sait à quel avis s'arrêter, Condé, Mme de Longueville et la Rochefoucauld l'ayant depuis assuré qu'ils n'avaient été pour rien dans la rupture de ce mariage. « Ce qui est encore de plus « étonnant, dit-il (tome III, p. 62-64, éd. Ch.), est que Mme de « Longueville m'a dit vingt fois depuis sa dévotion qu'elle n'avoit « point rompu ce mariage, que M. de la Rochefoucauld me l'a « confirmé, et que Monsieur le Prince, qui est l'homme du monde c le moins menteur, m'a jiu-é d'autre part qu'il n'y avoit ni direc- « tement ni indirectement contribué. Comme je disois un jour à « Guitaud que cette variété m'étonnoit, il me répondit qu'il n'en
"« étoit point surpris, parce qu'il avoit remarqué, sur beaucoup « d'articles, que Monsieur le Prince et Madame s» sœur avoient « oublié la plupart des circonstances de ce qui s'étoit passé dans « ce temps-là. Faites réflexion, je vous supplie, sur l'inutilité des M recherches qui se font tous les jours, par les gens d'étude, des « siècles qui sont plus éloignés. »
5. Avec celui de Bourgogne pour le duc d'Épernon. (Ms. //, réd. I et a.) — Bernard de Nogaret, duc de la Valette, puis d'Epernon,
MÉMOIRES. [i6ji] t.'S'j
té* fut conclu par lui, sans qu'il y fût parlé de ce qu'il avoit demandé pour Monsieur son frère, pour le duc delà Rochefoucauld, et pour tous ses autres amis. Cependant les conseils de M. de Chavigny avoient tout le succès* qu'il desiroit. Il avoit seul la confiance de Monsieur le Prince, et il l'avoit porté à rompre son traité avec la Reine, contre l'avis de Mme de Longueville, de Mme la princesse Palatine, et des ducs de Bouillon et de la Rochefoucauld. MM. Servien et de Lyonne se trouvèrent brouillés des deux côtés pour cette négociation, et furent chassés ensuite * . La Reine nioit d'avoir jamais écouté la proposition de Blaye*, et accusoit M. Servien de l'avoir faite exprès, pour rendre les demandes de Monsieur le Prince si hautes qu'il lui fût impossible de les accorder. Monsieur le Prince, de son coté, se plaignoit de ce que M. Servien étant entré en matière avec lui de la part de la Reine, sur des conditions dont elle n'avoit point eu de connoissance, on lui avoit fait^ tant de vaines propositions pour l'amuser sous l'apparence d'un traité sincère, qui n'étoit^ en effet qu'un dessein prémédité de le rui-
fih du fameux duc d'Épemon, qui avait suscita tant de difficultés à Henri IV. La promesse de lui ôter le gouvernement de la Guyenne, où, comme son père avant lui, il avait semblé prendre à tache de se rendre odieux, avait été faite aux Bordelais, lors de la paix qui suivit le siège de leur ville, en octobre i65o : voyez plus haut, p. aoS-aoy. Né en iSgi, il mourut en 1661; le duché-pairie d'Épernon s'éteignit avec lui.