Sur Sillery, voyez plus liaut, p. 127 et note
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roit tirer du roi d'Espagne, s'il éloit oblige de faire la guerre. Fuensaldagne répondit* selon la coutume ordinaire des Espagnols, et promettant en général beaucoup plus qu'on ne lui pouvoit raisonnablement demander, il n'oublia rien pour engager Monsieur le Prince à prendre les armes.
D'un autre côté, la Reine avoit fait une nouvelle liaison avec le Coadjuteur', dont le principal fondement étoit leur commune haine pour' Monsieur le Prince. Ce traité* devoit être secret par l'intérêt de la Reine et par celui des Frondeurs, puisqu'elle ne pouvoit attendre aucun service d'eux" que par le crédit qu'ils avoient sur le peuple, lequel ils ne pouvoient conserver qu'autant qu'on les croyoit ennemis du Cardinal. Les deux partis rencontroient également leur sûreté à perdre Monsieur le Prince. On offrit^ même à la Reine de le tuer, ou de l'arrêter prisonnier; mais elle eut horreur de cette pre-