Ses intentions vers et vers. {Ms. //^, réd. i
9. Voyez, dans Mme de Motteville (tome III, p. 373-375), la Lettre du prince de Condé au Parlement^ en date du 7 juillet i65i.
10. Mazarin avait supprimé le principal en s'éloignant provisoirement.
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trouver dans le procédé de la Reine, qui avoit rappelé auprès d'elle MM. Servien et le Tellier, après les avoir éloignés en sa considération*, et il essayoit de persuader que leur retour étoit moins pour rofienser que pour avancer celui du Cardinal. Ces bruits semés parmi le peuple y faisoient quelque impression. Le Parlement étoit plus partagé que jamais : le premier président Mole étoit devenu ennemi de IMonsienr le Prince, croyant qu'il avoit contribué à lui faire ôter les sceaux \ pour les donner à M. de Chàteauneuf. Ceux qui étoient gagnés de la cour se joignoient à lui ; mais la conduite des Frondeurs étoit plus réservée : ils n'osoient paroître bien intentionnés pour le Cardinal, et toutefois ils le vouloient servir en effet'.
Les choses étoient en ces termes lorsque Monsieur le Prince quitta Saint-Maur pour retourner à Paris* : il crut être en état, par le nombre de ses amis et de ses créatures, de s'y maintenir contre la cour, et que cette conduite fière et hardie donneroit de la réputation à ses affaires. Il fît partir en même temps Madame la Princesse, M. le duc d'Enghien et Mme de Longueville pour aller à Mourond, dans la résolution de
I. A sa considération. (Ms. /f, j-éd. i et 2.) — « A sa recommandation, » dans les éditions anciennes. « Pour l'amour de lui, » dit Mme de Motteville, tome III, p. 462.
3 . Nommé garde des sceaux le 3 avril 1 65 1 , Mole avait été destitué quelques jours après; il fut réintégré au mois de septembre suivant dans ces fonctions, qu'il remplit jusqu'à sa mort (3 janvier i656).
3. Il avait été convenu, entre le Cardinal et les principaux Frondeurs, que ceux-ci feraient «semblant d'être mal avec lui,» comme dit Mme de Motteville, tome III, p. 424. Voyez ci-après, p. 292, note 6.
4. Le 21 juillet, Condé revint prendre sa place au Parlement « sur les buit beures du matin, dit Retz (tome III, p. 187, éd. Cb.), accompagné de M. de la Rocbefoucauld et de cinquante ou soixante gentihbommes. »
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les y aller joindre bientôt*, et de passer en Guyenne, où Ton étoit disposé à le recevoir. Il avoit envoyé le comte de Tavannes ^ en Champagne, pour y commander ses troupes qui servoient dans l'armée, avec ordre de les faire marcher en corps à Stenay^, aussitôt qu'il le lui manderoit. Il avoit pourvu à ses autres places, et avoit deux cent mille écus d'argent comptant : ainsi * il se préparoit à la guerre, Inen qu'il n'en eût pas encore entièrement formé le dessein. Il essayoit néanmoins, dans cette vue, d'engager des gens de qualité dans ses intérêts, et, entre autres, le duc de Bouillon et M. de Turenne.
Ils étoient l'un et l'autre particulièrement amis du duc de la Rochefoucauld , qui n'oublia rien pour les faire prendre^ le même parti qu'il se voyoit déjà obligé de suivre. Le duc de Bouillon lui parut irrésolu, désirant de trouver ^ ses sûretés et ses avantages, se défiant presque également de la cour et de Monsieur le Prince, et voulant voir l'affaire engagée avant que de se déclarer''. M. de Turenne, au contraire, lui parla toujours d'une même manière depuis son retour de Stenay. Il lui dit que Monsieur le Prince ne l'avoit ménagé sur rien depuis sa liberté*, et que, bien loin de prendre ses me-