Fut. {Ms. H, réd. i ef
8. Retz raconte (tome III, p. 224 et 225, éd. Ch.) qu'il accusa la Rochefoucauld de l'avoir voulu faire assassiner, et que le duc lui répondit : a Traître, je me soucie peu de ce que tu deviennes. » — Il ajoute : « Je lui repartis ces propres mots : « Tout beau, notre « ami la Franchise (nous lui avions donné ce quolibet dans notre a parti); vous êtes un poltron (je mentois, car il est assurément fort ce brave), et je suis un prêtre : le duel nous est défendu. » M. de Brissac, qui étoit immédiatement au-dessus de lui, le menaça de coups de bâton ; il menaça M. de Brissac de coups d'éperons. Messieurs les présidents, qui crurent avec raison que ces dits et redits
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Cette affaire, qui apparemment^ devoil avoir tant de suites, finit* ce qui pouvoit le plus contribuer au désordre ' ; car le Coadjuteur évita de retourner au Palais, et ainsi ne se trouvant plus où étoit Monsieur le Prince, il n'y eut plus lieu de craindre un accident pareil * à celui qui avoit été si près d'arriver. Néanmoins, comme la fortune règle les événements^ plus souvent que la conduite des hommes, elle fit rencontrer Monsieur le Prince et le Coadjuteur dans le temps qu'ils se cherchoicnt le moins, mais dans un état^, à la vérité, bien différent de celui où ils avoient été au Palais ; car un jour ^ que Monsieur le Prince en sortoit avec le duc de la Rochefoucauld, dans son carrosse, et suivi d'une foule innombrable de peuple, il rencontra la procession de Notre-Dame®, et le Coadjuteur revêtu de ses habits pontificaux, marchant après plusieurs châsses et reliques. Monsieur le Prince s'arrêta aussitôt pour rendre un plus grand respect^ à l'Éghsc, et le Coadjuteur, con-
etoient un commencement de querelle qui alloit passer au delà des paroles, se jetèrent entre nous. »
I. Renouard a remplacé la leçon du ms H -.apparemment^ par selon les apparences.
a. **Devoit produire tant de suites, finit même. {Ms, H., réd. i.)
3. ï Ainsi finit, dit Retz (tome III, p. aaS, éd. Ch.), cette matinée qui faillit à abîmer Paris. »