‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 325 sur 610 · A Tamuser. {Ms, H, réd. i.) — De l'amuser. {Ane. éd · texte numérisé non relu

A Tamuser. {Ms, H, réd. i.) — De l'amuser. {Ane. éd

3. *Avec l'un ou avec l'autre. {Ms. /T, réd. i et ^.) 4- Il fut fait chef du conseil : voyez Guy Joli., p. 226.

5. Ils lui furent rendus en effet, mais il demeura en même temps, jusqu'en avril i653, à la tête du Parlement, « où il réussissoit fort bien, dit Guy Joli (tome I, p. 228 et 229), au lieu qu'il étoit tout à fait neuf aux affaires du cabinet. »

6. Charles, marquis, puis duc de la Vieuville, avait déjà été surintendant, de janvier 1628 à août 1624. H fut fait duc et pair en décembre i65i et mourut en janvier i653. — Voyez, dans Mme de Mottevïlie (tome III, p. 424 et suivantes), les articles accordés « entre le cardinal Mazarin, Châteauneuf, le Coadjuteur, et la duchesse de Chevreuse. » On s'assurait de Retz en lui promettant « toutes les paroles et expéditions nécessaires pour la nomination du Roi au cardinalat, et pour la charge de ministre d'Etat..., pour en jouir incontinent après la tenue des états généraux, n'étant pas à propos que cela se fasse auparavant. » De ces deux promesses, la seconde, on le voit, n'était qu'un leurre. Quant à Mme de Chevreuse, on lui faisait sa part en stipulant que Paul Mancini, un des neveux de Mazarin, épouserait sa fille, après avoir été nommé duc de Nevers ou duc de Rethelois et gouverneur de Provence,

MÉMOIRES. [i65i] 29^

choix (le CCS trois ministres, ennemis particuliers de Monsieur le Prince , achèveroit de lui ôter toute espérance d'accommodement, et ce dessein eut bientôt le succès qu'elle desiroit ^ . Il fit connoître à Monsieur le Prince qu'il n'avoit plus rien à ménager avec la cour, et lui fit prendre en un instant toutes les résolutions qu'il n'avoit pu prendre' de lui-même. Il s'en alla à Trie', chez le duc de Longue ville, après avoir écrit au Roi les raisons qui l'empéchoient de se trouver auprès de sa personne le jour de sa majorité *, et lui fit donner sa lettre par M. le prince de Conti, qu'il laissa à Paris pour assister à la cérémonie. Le duc de la Rochefoucauld y demeura aussi sous le même prétexte ; mais c'étoit en effet pour essayer de conclure avec le duc de Bouillon, qui avoit fiiit de nouvelles propositions^, par lesquelles il offroit de se déclarer pour Monsieur le Prince, et de joindre à ses

I . * Ce dessein eut aussi bientôt le succès qu'elle avoit souhaité. (Ms. H,réd. I.)

a. *Et avança ainsi en un moment toutes les résolutions qu'il n'avoit pas prises. {Ms. H^ réd. i.)

3. En effet il alla à Trie. {Ms, Hy réd. i.) — Sur Trie, voyez ci-dessus, p. 161 et note 5. Le duc de Longueville y avait un château. Mme de Motteville (tome III, p. 423) appelle ce voyage a une petite course à la campagne. »

4. Cette majorité fut déclarée le 7 septembre dans un lit de justice. Louis XIV, né le 5 septembre i638, entrait dans sa quatorzième année. Sur les fêtes qui célébrèrent la majorité du Roi, voyez la relation de Mme de Motteville, tome III, p. 427 et suivantes, Guy Joli, tome I, p. 232 et 233, et dans le C/ioix de Mazarinades^ tome II, p. 3 10 et suivantes, la pièce intitulée : les Particularités des cérémonies observées en la majorité du Roi, avec ce qui s^esi fait et passé au Parlement, le Roi séant en son Ht de justice. — La Reine, indignée de l'absence du premier prince du sang, dit au Coadjuteur, si nous en croyons son témoignage (tome III, p. 249, éd. Ch.), ces propres mots : a Monsieur le Prince périra, ou je périrai. »

5. Sur de nouvelles propositions qu'il lui fit. (Ms. Hy réd. i et 2.)

294 MEMOIRES. [i65i]

intérêts M. de Turenne, le prince de Tarente* et le marquis de la Force ^, aussitôt que Monsieur le Prince auroit été reçu dans Bourdeaux, et que le Parlement se seroit déclaré pour lui en donnant un arrêt d'union. Le duc de la Rochefoucauld lui promit pour Monsieur le Prince les conditions qui suivent :

De lui donner la place de Stenay^ avec son domaine , pour en jouir aux mêmes droits que Monsieur le Prince , jusqu'à ce qu'il lui eût fait rendre Sedan , ou qu'il l'eût mis en possession de la récompense que la cour lui avoit promise pour l'échange de cette place ;

De lui fournir une somme d'argent, dont ils conviendroient, pour lever des troupes et pour faire la guerre ;

De le faire recevoir dans Bellegarde, avec le commandement de la place ;

De lui céder ses prétentions sur la* duché d'Albret ^, et de ne point faire de traité sans j comprendre l'article du rang de sa maison ^.

1 . Henri-Charles de la Trémouille, prince de Tarente et de Talmond, duc de Thouars; il avait épouse en 1648 la fille du landgrave Guillaume V de Hesse, l'amie et la voisine, en Bretagne, de Mme de Sévigné. Après la Fronde, il se retira en Hollande jusqu'en i655. Il mourut à Thouars en 1672. Voyez, dans VHistoire du Poitou de Thibaudeau (tome II, p. ii3 et suivantes), le chapitre intitulé : Les seigneurs cV Amboise et de la Trémoille^ princes de Tarente.

2. Armand de Caumont, mort en 1675, fils aîné de Jacques de Caumont, maréchal de la Force (voyez ci-dessus, p. 174, note 2), et maréchal lui-même en i652.

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