Lui avoit fait faire. {Ms. //, réd. 1 et
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à Richelieu*, pour y examiner ensemble les conditions d'une paix sincère, dans laquelle* il sembloit que la cour vouloit agir de bonne foi. Mais, pour le malheur de la France et pour celui de Monsieur le Prince, il ferma l'oreille à tant de partis avantageux, et quelque grandes et considérables que fussent les offres de la Reine, elles irritèrent Monsieur le Prince, parce qu'elles étoient faites par Tentremise du duc de Bouillon. Il s'étoit attendu que lui et M. de Turenne seroient d'un grand poids dans son parti, et que personne ne pouvoit soutenir comme eux les postes de Bellegarde et de Stenay. Il voyoit que ses ' vieilles troupes, qu'il y avoit laissées pour être commandées par M. de Turenne , devenoient par là inutiles, et couroient fortune de se dissiper ou d'être défaites ; il voyoit encore que les mesures qu'il avoit prises avec les Espaf]^nols du côté de ses places de Champagne n'auroient aucun effet, et que ses troupes et les Espagnols même n'auroient pour aucun autre chef qui pût remplir ce poste la même confiance et la même estime qu'ils avoient pour M. de Turenne. Toutes ces raisons touchoient sensiblement Monsieur le Prince, bien qu'il essayât d'être maître de son ressentiment. Néanmoins il répondit assez sèchement à M. de Bouillon; il lui manda qu'il n'étoit plus temps * d'écouter des propositions qu'on ne vouloit pas effectuer ; qu'il se déclarât comme il avoit promis; que M. de Turenne se rendît à la tête de ses troupes qui avoient marché à Stenay, et qu'alors il seroit ^
I. Petite ville de l'arrondissement de Chinon (Indre-et-Loire); le cardinal de Richelieu y avait fait bâtir un magnifique château. a. D'une paix sincère et dans laquelle. (Ms. H^ réd. i et 2.)