Dit Saint-Araand-Montrond, sur h» rive droite du Cher
7. Sur Philippe de Clérembault , comte de Palluau, voyez cidessus, la note 3 de la page 201.
MÉMOIRES. [i65i] 309
moven pour retenir les peuples*; que la Guyenne et le parlement de Bourcleaux étoient encore mal assurés à Monsieur le Prince, et qu'en s'approcliant de lui on dissiperoit facilement ses desseins, qui, au contraire, s'afTermiroient par Téloignement de la cour. Mais les conseils de M. de Chàteauneuf étoient trop suspects au Cardinal pour être suivis à Poitiers, sans avoir été examinés à Cologne ; et, comme il falloit attendre ses ordres , leur retardement et leur diversité causèrent des irrésolutions continuelles, et tinrent la cour incertaine à Poitiers jusqu'à son retour, qui arriva bientôt après'. D'autre part', le baron de Batteville * étoit arrivé dans la rivière de Bourdeaux avec la flotte d'Espagne, composée de huit vaisseaux de guerre et de quelques brûlots. Il fortifioit Talmont ^, où il a voit ^ un corps d'infan-
I. Et il jugeoit que la guerre civile n'ayant autre prétexte que le retour du Cardinal, il falloit profiter de son absence, et qu'il suffisoit, pour les intérêts de l'Etat et encore plus (mieux^ re'd. i) pour les siens particuliers, de faire durer son éloignement. Il reprësentoit aussi (^encore, red. i) avec raison que la présence du Roi est un puissant remède pour retenir les peuples dans la naissance du desordre. [Ms. H, réd. i et ^.)
a. *Qui fut bientôt après. [Ms. H^ réd. i.)