‹ Œuvres de La Rochefoucauld (volume 3)Chapitre 346 sur 610 · Et chevaux légers. {Ms. H^ réd. i et · texte numérisé non relu

Et chevaux légers. {Ms. H^ réd. i et

4- La duchesse de Nemours rapporte dans ses Mémoires (p. 282), que Condé furieux n'épargna pas les reproches au prince de Tarente et au duc de la Rochefoucauld, « et leur dit, entre autres choses, qu'ils n'avoient pu prendre Coignac, et qu'en un instant l'ombre et la hotte de Marsin l'auroient pris. » En ce moment, Marsin était en route, avec ce qu'il avait pu débaucher des soldats de l'armée de Catalogne, pour rejoindre Monsieur le Prince.

5. Sur cet épisode militaire, voyez, dans un opuscule publié par M. Paul Lacroix sous ce titre : la Fronde en Angoumois pendant les années i65i et i652, trois relations contemporaines Au. siège de Coignac, qui fut levé le i5 novembre i65i, et une Lettre du Roi à Messieurs les Prévôt des marchands et échevins de sa bonne ville de Paris.

C>. *Et donna de la réputation à ses armes. {iVs. Hy réd. i et 7..)

MÉMOIRES. [i65i] 3i:5

sachant que le marquis cVEstissac* avoit remis la Rochelle à robéissance du Roi, excepté les tours qui ferment le port, il fit dessein d'v aller avec ses troupes, s'assurant de la bonne volonté des habitants qui pouvoient être bien disposés *, non-seulement par leur devoir, mais encore plus par la haine qu'ils portoient au comte du Doii^non leur trouverneur ^. Il avoit fait fortifier les tours, et y tenoit une garnison suisse, se défiant presque de tout le monde, et croyant trouver plus de fidélité parmi cette nation que dans la sienne propre ; mais l'événement lui fit bientôt voir que ses mesures étoient fausses; car la peur et Tintérét fournirent* des prétextes aux Suisses de faire encore plus que ce qu'il avoit appréhendé des François. Il est certain que Ton peut dire que cette défiance et ces soupçons du comte du Doignon furent la ruine du parti de Monsieur le Prince, puis(|ue, sans cela, il aaroit marché d'abord à la Rochelle, avec toutes ses troupes ^, pour rétablir ses anciennes fortifications ^, et y faire le siège de la guerre, avec tous les avantages et toute la commodité qu'une telle situation^ lui pouvoit apporter, au lieu que, pour ménager l'esprit jaloux et incertain de cet homme, il fut contraint de demeurer inutile à Tonné-Charente ^ et

1. Benjamin de la Rochefoucauld, oncle de l'auteur des Mémoires^ vojez ci-dessus, la note i de la page 182.

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