Et que la personne du Roi eût été. {Ms. //^, réd. i
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les vieilles troupes de Monsieur le Prince, sans trouver de résistance.
Cette armée passa la Seine à Mantes * . Le duc de Beaufort^, avec les troupes de M. le duc d'Orléans, se joignit au duc de Nemours, et tous deux ensemble^ marchèrent, avec un corps de sept mille hommes de pied et trois mille chevaux, vers la rivière de Loire, où ils étoient assurés des villes de Blois et d'Orléans * ; mais, soit qu'Angers ne fût pas en état de se défendre par la division des bourgeois, ou que le duc de Rohan^ ne voulût pas hasarder sa vie et sa fortune sur la foi chancelante d'un peuple étonné, il remit la place entre les mains du Roi sans beaucoup de résistance, et eut permission de se retirer à Paris auprès de M. le duc d'Orléans.
Les choses étoient en ces termes lorsque Monsieur le Prince partit de la Bergerie^, après y avoir, comme je l'ai dit, demeuré plus de trois semaines, sans que le comte d'Harcourt, qui étoit de l'autre côté de la rivière à Tonné-Charente, et maître du pont de bateaux, entreprît
1. « Sur le pont qui lui fut livré par M. le duc de Sully, gouverneur de la ville, et mécontent de la cour, parce que l'on avoît ôté les sceaux à Monsieur le Chancelier (Seg-uicr)^ son beau-père. » {Mémoires de Retz, tome III, p. 354, éd. Ch.)